OBSERVATION VII
D' Berrnier, ÆRevue moderne de Thérapeutique et de Biologie, octobre 1912.
M. R..., 47 ans, a eu vers l’âge de 25 ans une attaque de rhumatisme articulaire aigu généralisé, à la suite de laquelle il fit plusieurs saisons à Aix.
I1 y a deux mois, uréthrite blennorragique qui se complique très rapidement d’une poussée articulaire très aiguë et si douloureuse que l’on a dû recourir à la morphine depuis quinze jours pour soulager le malade,
M. R... arrive à Aix le 14 juillet 1906, souffrant beaucoup, surtout au niveau de l’épaule gauche, du genou gauche, du cou-de-pied gauche et du gros orteil droit. f] est très anémié, ne peut guère s’alimenter. T. le soir 38°1. Rien au cœur.
Des bains sont alors prescrits. Il faut déposer le malade dans la baignoire avec de grands ménagements, tellement le moindre mouvement est douloureux.
Après une semaine de bains progressivement plus longs et plus chauds, le malade peut supporter d’être mis à l’étuve chaude, où des arrosages très longs avec sudation abondante lui apportent un soulagement notable.
Mere de
Le 11 noût, on met le malade dans la piscine pour lui faire faire de mouvements des articulations, I1 peut, d’° pe leurs, commencer à sortir en voiture.
Le 17 août, on peut enfin commencer les douches Avec léger massage sous l’eau.
Les douleurs diminuent brogressivément: Le 26 août, le malade peut descendre déjeuner à table d'hôte; à partir de cette date, le traitement est poussé un peu plus activement. Les massages et la mobilisation des articulations sont faits d’une façon plus vigoureuse.
Le malade part le 6 octobre, après avoir fait la veille 4 kilomètres à pied. Il a encore de l’atrophie du bras gauche, mais son état général est excellent, 1l a “ReQIE près de 10 kilogrammes,