VI. Gravelle. — Affections rénales et vésicales
A Toccasion de la goutte, je citerai les effets de la médication salicylique dans le traitement de la gravelle urique, et de ses diverses manifestations. S’agit-il de l’élément douloureux de la gravelle, c’est-à-dire de la colique néphrétique, le médicament paraît hâter la terminaison de la crise et favoriser l’expulsion du gravier dans le conduit de l’uretère. S’agit-il de la gravelle indolore, la salicylate, et même l’acide salicylique sans la soude, provoquent habituellement l’émission d’urines trèschargées de sable urique.
11 arrive même que chez les malades qui, depuis longtemps, n’avaient pas eu d’émission de sable, le médicament fait reparaître l’acide urique cristallisé ou amorphe dans les urines.
Ces faits sont d’autant plus probants, que je prescrivais l’usage simultané des eaux minérales, pour pouvoir apprécier l’effet du remède sans aucun adjuvant.
A l’exception de la gravelle rénale, toutes les néphrites contre-indiquent formellement l’usage de ce mojœn thérapeutique, qui produit des congestions hémorrhagiques et augmente l’albuminurie.
Dans les maladies de la vessie, particulièrement dans la cystite avec décomposition de l’urine, on a recommandé les injections d’acide salicylique au 300® ou 50Ô*. L’usage interne de 3 grammes d’acide a suffi d’après Furbringer chez plusieurs malades de la clinique de Heidelberg atteints de catarrhe vésical, pour détruire l’alcalinité des urines, l’odeur fétide, le mucus et les bactéries qui y étaient en grand nombre ; mais les globules de pus persistèrent, bien que l’acidité reparût, et ces faits sont peu probants.
M. Gubler a raison de dire que l’acide salicylique est un antizymotique direct, utile contre les fermentations qui ont lieu dans les réservoirs, mais qu’il n’y a pas à y compter peur le sang. (Thèse de Hogg, p. 70.)