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ET LUE

Cette action thérapeutique des courants constants dépasse, selon lui, en rapidité et en facilité celle des courants induits.

Remak employait la pile de Daniell. « L'appareil dont il se servait Ctait composé de 60 éléments d’où partaient des fils qui venaient aboutir à une plaque de bois verticale sur laquelle étaient fixés des boutons métalliques correspondant aux éléments de la pile. Deux manettes métalliques que l’on pouvait faire mouvoir sur ces boutons permettaient de recueillir le courant fourni par les différents éléments. De chaque côté de la planchette se trouvaient 5 boutons métalliques ; à gauche, ces boutons représentaient lesunités, et à droite, les dizaines. C'est-à-dire qu'en mettant la manivelle de gauche en contact avec le premier bouton, on recueillait le courant de 2 éléments; avec le second bouton, le courant de 4. A droite, chaque bouton recueillait le courant de 10 éléments. » (Onimus).

Remak débutait dans le traitement de la névralgie sciatique par le courant constant. Si les douleurs récidivaient, il passait au courant induit, ou bien aux courants continus très faibles, (Voir observ. n° VIII).

Toutefois, Remak affirme hautement la supériorité du traitement galvanique sur le traitement faradique dans la névralgie sciatique.

« Je ne crois pas pouvoir jusqu’à ce moment citer aucun état morbide où le courant induit soit supérieur au courant constant d’une manière non douteuse. »

Et plus loin : « Comme les effets du courant constant sont non-seulement plus rapides, plus éténdus et plus sûrs que ceux si embrouillés du courant induit, je me crois fondé de dire que toute action électrique sur le corps humain doit débuter par le

courant constant et qu’il ne faut guère employer les courants

ÉRE LE

induits qu’à titre d'essais, ou quand les premiers ont été inefficaces, ou quand on croit encore à une chance de gutrison par l'emploi de courants électriques. »

En ce qui concerne la direction du courant, Remak recommande le courant descendant, c’est-à-dire le courant obtenu en plaçant le pôle positif sur les centres nerveux et le pôle négatif à la périphérie.

Onimus n’a point de méthode spéciale qui mérite une description détaillée. Dans le traitement de la sciatique, il met le pôle positif sur la région lombaire du côté du nerf malade, et sur la cuisse le pôle négatif. Il fait passer un courant de 30 éléments Daniell.

Onimus attribue une grande importance à la direction des courants. Il cite une observation que nous avons reproduite au Chapitre III, dans laquelle les douleurs qui s’aggravaient sous l’influence d'un courant descendant, furent soulagées et guéries, par le courant ascendant.

Nous n’admettons pas cette différenciation entre les courants. Nous en expliquerons les raisons plus loin, lorsque nous aurons

exposé les autres méthodes.

B. — Méthode d'HiFreLsHEIM. — Hiffelsheim employait des appareils portatifs, flexibles, se moulant sur le corps. La pile se composait d'éléments à petite surface absolue, offrant relativement une grande surface à un liquide excitateur faible et sans inconvénient pour la peau, condition réalisée par la pile de Pulvermacher. Les petits éléments la constituant peuvent être multipliés à volonté, et en vue de tous les genres d'intensité, sans rendre l'appareil plus gênant.

Cette pile s’excite par le vinaigre, et depuis l’eau pure jus-

zh TR

qu'au vinaigre pur, elle développe des intensités variant autant que les degrés d'impressionnabilité nerveuse des différents

malades.

Ce qui distingue le courant continu à haute tension, c’est qu'il agit d’une manière lente, imperceptible, par sa continuité même ; c'est qu’il est essentiellement calmant. Son influence sédative est même tellement générale qu'elle aurait, d’après M. Hiffelsheim, pour conséquence ordinaire la production du sommeil, même

pendant la séance.

Hiffelsheim rapporte, dans « l'ouvrage sur les applications de la pile de Volta », trois guérisons de sciatiques rebelles, guéries

par sa méthode.

Pour nous, nous n’avons pas eu l’occasion d’expérimenter ce rocédé. Tout ce que nous nous contentons de dire, c’est que le P q , principe sur lequel repose la méthode est erroné. Les données

physiques sont aujourd’hui plus certaines.

C. — Méthode de STEAVENSON. — Dans deux publications successives parues dans le 7%e Lancet, en 1884 et 1886, Steavenson donne 66 observations de névralgies sciatiques traitées par les courants galvaniques à haute intensité. Nous

reproduisons au Chapitre IIT le résumé de ces 66 cas.

Sur ces 65 cas, 41 cas ont été guéris. Un malade a eu une rechute et a été guéri une seconde fois — 11 sciatiques ont été

améliorées.— Dans 9 autres sciatiques, le résultat a été incertain.

— Il faut aussi remarquer que 3 cas de sciatique ont été guéris à la première séance — 2 à la deuxième — 7 à la quatrième — 2 à la cinquième — 1 à la sixième — 4 à la septième

5 à la huitième — 1 à la neuvième — 4 à la dixième — 2 à la

onzième — 1 à la douzième — 1 à la quatorzième — et que 3 malades furent traités quinze fois avant d’être guéris.

Dans le traitement de ces sciatiques, Steavenson s’est servi d'une batterie de Coxeter. Une électrode humide reliée au pôle positif est appliquée sur l'abdomen, et fixée par les mains du patient. La seconde électrode, composée d’un disque de charbon recouvert de peau de chamois, est promenée le long du nétf sciatique.

Steavenson avait placé quelques malades dans un baïn à température de r00° Farenheit. L’électrode positive était plongée dans l’eau sans toucher le malade, l’électrode négative était promenée le long du sciatique. Mais Steavenson pense que cétté méthode est sans profit pour le malade. Il faut élever le nombre des éléments employés, l’eau salée détournant une grande partie d'électricité.

Toutes les sciatiques traitées par Steavenson, à l’aide dès courants galvaniques à haute intensité, ont été guéries ou tout au moins améliorées.

Deux cas seulement se sont montrés rebelles à l’action du galvanisme. Mais dans un cas, on découvrit, après la mort, une nécrose étendue de l’ischion avec un sequestre (cas n° 5).

Dans un autre cas, il s'agissait d'une dame qui avait un déplacement de l’utérus (cas n° 1). Celui-ci était refoulé en arrière et provoquait probablement une compression du tronc nerveux, La sciatique ne fut pas guérie ; elle fut cependant

améliorée ; et la malade put retourner chez elle après la huitième séance.

D. — Méthode de GIBNEY. — Gibney a une préférence per-

sonnelle pour le galvanisme; il a pu, en effet, assurer un soula-

er pere

gement permanent à une multitude de malades atteints de névralgie sciatique.

Gibney se sert de la pile Leclanché. Il prétend que la pile qu'il emploie cause moins de douleur, et que le courant donné par cette pile est plus calmant sur le nerf que celui de toute autre pile. Il ne peut en expliquer la raison. I] prétend que la pile au bichromate donne des douleurs intolérables.

Il emploie aussi un collecteur en bois de noyer, sur la surface duquel sont fixés une douzaine de boutons de nickel disposés en cercle, tandis que la manivelle est disposse comme le rayon d’un cercle. Chaque bouton représente 3 ou plusieurs piles, et le galvanomètre employé est sa main.

Le patient est debout ou couché. L'électrode positive est placée au point d'émergence du nerf sciatique. L’électrode négative est placée sur les points douloureux. Gibney gradue l'intensité du courant suivant la sensibilité du sujet.

L’intensité moyenne du courant était de 30 milliampères. Nous regrettons que les ressources bibliographiques universitaires ne nous aient pas permis de nous procurer les 32 cas de sciatiques traités par la méthode. Nous y aurions trouvé un argument de plus en faveur des courants galvaniques dont nous sommes entièrement partisan dans le traitement de la névralgie sciatique.

Nous pouvons seulement donner les résultats de ces 32 cas : 24 sciatiques furent soulagées temporairement; 3 ne bénéficièrent que modérément ; 5 ne furent pas soulagées ;

16 furent guéries définitivement sans rechute; 7 eurent des rechutes mais guérirent ensuite.

5 L'histoire complète de ces 5 n'est pas donnée.

se —

Méthode de Doumer. — Dans une monographie parue récemment, M. Doumer affirme que la sciatique névritique caractérisée par des douleurs spontanées et par une atrophie toujours très appréciable des muscles innervés, a été constamment guérie par les courant continus. Bien supportés par les malades, ils ne provoquent aucune exacerbation, ne nécessitent pas le repos au lit, ni l'immobilisation du membre.

M. Doumer donne un tableau de 13 cas de sciatiques névriti-

ques, dont il donne un tableau que nous reproduisons, avec les

résultats obtenus.

La guérison ou l’amélioration ont été obtenues par les courants

ascendants.

Tableau 1 Date Durée Le : nor de la maladie du traitement Résultats UNE RUE IMETENRIME REC 3 mois. 4 séances Guérison. Traitement de l’atrophie parle pole-- d'abord, puis par lescourantsinduits 2MRIDÉLEREE EE CO IU7AMIOIS 17 séances Guérison. Atrophie très faible. AAÉOUISINVERE Te 8 mois 12 séances Guérison. Traitement de l'atrophie comme pour le n° 1.

AAÉOUISIEPEET 5 3 ans 16 séances Guérison. Idem. 5 Louis A se 6 ans 20 séances Amélioration, 6 ARTHUR C..... 3 ans 17 séances Amélioration. TAPIERRE SES 2 ans 18 séances Amélioration.

SATEANFREAE ; 2 mois 1/2 10 séances Guérison. Atrophie légère. OBHENRIIG EAN: 1 an 1/2 12 séances Guérison. Traitement de l'atrophie come pour le no 1.

IOTAMÉDÉEL,...., 18/mois 8 séances Guérison. MRATEXIS ARE 0 2 ans 12 séances Guérison, ARTE ANEV ESC 15 mois 17 Séances Amélioration. Atrophie encore très prononcée RME OULSIV ARE UE 17 mois 15 séances Guérison, Traitement de l'atrophie

comme pour leno1.

Mais on sait que si les courants descendants sont très efficaces dans le traitement de la névralgie sciatique, les premières applications de ces courants sont parfois douloureuses. Ces douleurs peuvent être transitoires, passagères, ne plus se produire après de nouvelles séances, mais le fait n’en existe pas moins.

Aussi, M. Doumer s’est demandé s'il n’était pas possible d'utiliser l'efficacité du courant descendant, tout en évitant les douleurs qu’en causent les premières applications. Il a résolu le problème en « traitant d’abord les malades pendant plusieurs séances par les courants continus ascendants, et en produisant ainsi sans douleur une amélioration de la névrite » ; puis, lorsque la douleur est suffisamment atténuée, il emploie les courants centrifuges.

Il donne une observation que nous résumons plus loin (obs. n° VI) et un tableau que nous reproduisons ici, comprenant

26 cas de sciatiques traités par cette méthode mixte.

Voir le tableau ci-après :

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