‹ Traitement Électrique de la Névralgie SciatiqueChapitre 10 sur 49 · ARE · texte numérisé non relu

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paraître par la cautérisation transcurrente. Ces malades sortirent de l’hôpital parfaitement guéris; je n’en ai plus entendu parler depuis. » (Becquerel).

S1 cette méthode compte des succès, elle a eu ses revers. Loin de guérir toujours, elle amène parfois une aggravation de la névralgie sciatique. Onimus lui reproche d’être très douloureuse à cause de l’excitation très vive qui en est un des principes fondamentaux : « On risque, dit-il, d'augmenter les douleurs lorsqu'on n’a pas la chance de trouver un cas favorable; aussi dans presque tous les cas nous croyons qu’il est préférable d’avoir recours aux

courants continus. »

C. — Procédé de MAGENDIE où Électro-Puncture. — Nous plaçons le procédé de Magendie entre les procédés faradiques et les procédés galvaniques, parce que si Magendie s’est servi des courants continus, il a utilisé surtout les courants induits.

Magendie, partant de ce principe que l’épiderme est un corps mauvais conducteur, et que les appareils servant à électriser ne font que « verser l'électricité à la surface de la peau », trouva que c'était un inconvénient. En cette circonstance, il y a, en effet, commotion de toute la partie, sans que le nerf, siège de la névralgie, reçoive une part plus forte de la secousse que les tissus qui l’enveloppent. Voulant que lefluide électrique arrive en masse sur le nerf, il imagina l’électro-puncture, ou procédé qui consiste

à introduire jusqu'au nerf une aiguille conductrice du courant.

Mode opératoire et technique instrumentale. — I se servait d'aiguilles très fines, longues de cinq centimètres, d'un métal non oxydable, tel que le platine. Il l’enfonçait rapidement jusqu'au

nerf sciatique. Le simple contact suffisait, il n’était donc point

Dr Fee

besoin que l'aiguille piquât le nerf. Deux aiguilles étaient nécessaires, l’une que l’on plaçait à l'origine du nerf sciatique, l’autre vers sa terminaison.

La pile dont se servait primitivement Magendie était la pile à auges de Volta, contenant un mélange d’eau et d'acide sulfurique. Les fils étaient mis en contact avec les aiguilles, le pôle positif devait correspondre au tronc du nerf, le pôle négatif à ses ramifications.

Au moment du passage du courant, les sensations perçues par le patient étaient comparées à une sorte d’éclair parcourant les divisions du nerf. Il ne fallait pas prolonger le contact des aiguilles et des conducteurs au-delà de quelques secondes.

Plusieurs applications successives étaient souvent nécessaires avant que la douleur cessât. Si la douleur venait à quitter le nerf pour se fixer sur une ramification nerveuse, il fallait la pour-

suivre dans ce nouveau siège par les mêmes moyens.

Une fois la disparition de la douleur bien constatée, on retirait les aiguilles : les piqûres donnaient lieu tout au plus à quelques gouttelettes de sang; ancun pansement n’était nécessaire.

Dans les dernières années, Magendie se servait d’une machine

électro-magnétique (appareil de Clarke).

Constantin James rapporte cinq observations de sciatique rebelles et très douloureuses guéries en dix ou douze séances par la méthode de Magendie. Nous avons résumé ces observations

au Chapitre II.

Becquerel tient fort en honneur l’électro-puncture. Il la considère comme la méthode la plus parfaitement hyposthénisante ; il néglise de nous dire quelles sont les contractions douloureuses

que provoque l'introduction des aiguilles dans les muscles ; il

oublie de nous citer les inconvénients et lés dangers de la méthode.

De Puysaye, dans une thèse de Paris de 1820, n'est pas aussi enthousiaste. Il a bien vu des insuccès, et la douleur augmenter, au lieu de diminuer.

Pour nous, nous repoussons complètement ce procédé barbare qui n’est plus de mode aujourd’hui. C’est œuvre de physioloziste plutôt que de clinicien. Qu'on ne vienne pas nous dire que maintenant les névrites et les abcès profonds ne seraient plus à craindre avec les précautions antiseptiques. Nous répondrions qu'il est inutile d’avoir recours à ce procédé, et que nous possédons en électrothérapie des méthodes qui ont donné de plus

brillants résultats. ,

8 II. — Procédés qui utilisent les courants

galvaniques.

« Un moyen qui rend beaucoup plus de services dans les névralgies que le courant induit, c’est l’emploi du courant continu. Bien des cas traités, sans succès, à l’aide du courant induit, ont été guéris à l’aide du courant continu, tandis que, jusqu'à

présent, je n'ai jamais constaté l'inverse. » (Niemeyer).

À. — Méthodes de REmAK ef d'ONimus. — Remak employait dans la névralgie sciatique les courants continus dont il considérait les effets thérapeutiques supérieurs à ceux produits par les

courants induits.

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