OBSERVATION II
| # fs FE | g . (M. Lévy. Zentral. für chirurg. 1913)
. Le malade de M. Lévy, àgé de 4l ans, atteint d'acti-
noômycose faciale avait déjà subi une opération imcom- Ce PSS | 5 rl :
plète à cause de l'extension du processus vers le maxil-
‘laire inférieur et la langue.
Une sécrétion très abondante établie après l'inter-
vention ne fut pas influencée par les doses très fortes
d'iodure de R. ,
Après la première irradiation la sécrétion fut tarie
subitement et la fistule se ferma peu de jours après.
Etant donné la diversité des traitements subis par
- ce malade, l’action des Rayons X n'était pas, démonstralive ; c'est pourquoi dans un autre cas l'auteur a
Ke limité le traitement aux R. X.
se OBSERVATION II
(Lévy, Zentr. für chirurg. 1913)
opéré plusieurs fois; la dernière opération faite 1l y a un an avait consisté en une large résection de la joue (4 te % . Et, À au niveau des lésions et en une résection partielle du maxillaire. supérieur. :
& fistules. - 7 5
recherche bactériologique. Ro
tement régressé et les fistules se sont fermées.
F0 de récidive, Ce deuxième cas a une valeur démonstrass tive nette de l'efficacité des R. X. rc me die En 1915, M. Brunzel publie (1). une observation
concernant un sujet atteint d'actmomycose de la partie gauche du plancher buccal avec extension vers la moitié
Dent | Il s'agissait alors d'un ouvrier âgé de 35 ans, déjà .
À l'examen on constate une infiltration actinomycosique typique de la joue droite avec de nombreuses
Le diagnostic de l'actinomycose fut vérifié par la A la suite de l’irradiation, l'infiltration a LNDe
Revu six mois après, le malade ne présentait pas
/ RUE Te
buccale droite, la région parotidienne et cervicale droite . descendant jusqu'à la clavicule.
Plusieurs incisions pratiquées n'ont pas amené une amélioration sensible, seuls les R. X. appliqués à raison de 2 érythèmes-doses (1 érythème-dose correspond à environ 5 H.), en 6 séances avec un filtre à un millimètre d'aluminium a donné uné guérison complète.
Le lraitement ioduré ne fut pas administré.
Dans ce cas, nous avons eu l'impression certame
de l'inefficacité de l'intervention chirurgicale seule.
D'après cet auteur, le traitement de choix serait
une opéralion radicale suivie d'un traitement par les
R. X et l'iodure de potassium, quoique très probablement dans la majorité des cas, ce soit l’action des R. X qui détermine la guérison.
: NE. Fempsky publie dans le Beitr. zur kl. chir. 1928 les résultats obtenus sur les 36 malades atteints d’actine traités par les k X et l'iodure de R.
La majorité présentait la forme cervico-faciale. Malgré la bénignité relative de cette forme d’actinomycose, la guérison complète de tous les cas était étonnante. ï
29 cas, soit 89 ci ont été suivis par l’ auteur.
Le diagnostic dans tous les cas était posé par l’exa-
men bactériologique. Il est important de noter qu'il faut faire examiner le tissu granuleux qu'on obtient par le curettage des fistules ; car l'examen du pus ne donne fréquemment aucun résultat. |
Parmi les malades guéris, deux présentaient la localisation sustemporale avec la participation des mus-
mique complète à.
2 à TECHNIQUE
-On dome des doses uniques de 3/4 à L Hed (corres-, pondant environ 5 H) chaque 3-4 semaines environ en 3-5 séances. Avec les foyers superficiels on a obtenu la guérison en utilisant le filtre d'aluminium de 3-4 milli-
mètres. Les ao projondes sustemporales ont été
irradiées avec un PAR de. 0,5 5. de zinc et 1 millimètre
d'aluminium. | “ En même {emps dans tous Les cas on à donné de
l'iodure ide R aux doses. quotidiennes del gris k/2
3 gr. ie ' Ù
x : Les doses totales de 50 à 100 DE: 464
Ïl est très important de ne pas cesser l'administra-
on de l'iodure tout d'un coup, mais de dimmuer pro-
gressivement les doses. il convient même après quel ques semaines de repos, de reprendre ce traitement,
Car après là guérison apparente on conslale lappari-
tion d'une infiltration métaslatique.
M. Wakeley publie (1) quelques observations sur:
“le traitement de l'actinomycose parles Rayons X et
(1) Arch. radiol. London 1923.
l'iode. Nous donnons une observation pour démontrer
la téchnique du traitement employé en Angleterre. Suivant l’auteur, le traitement devra être toujours
combiné : l'incision ou le graltage des cavités suivis
d'une irrigation par une solution iodée à 2 % devrait
être faits chaque fois que les lésions sont accessibles, tandis que les fortes doses d'iodure de R: seraient données alternativement, Les Rayons X constituent une partie importante du traitement‘; l'induration autour des cavités disparaît, le tissu traité se ramollit, Le traitement par les Rayons X devrait être tenté de façon
précoce, 7 j \ OBsErRvATION IV
Le malade âgé de 19 ans est admis à l'hôpital le 5 mars 1921 pour une petite tuméfaction située sur la partie inférieure de la joue gauche. Le malade avait remarqué celle-ci depuis 5 mois après l'ablation d’une dent cariée\ Une incision suivie de grattage furent faits
\ au niveau de la tuméfaction. En examinant le tissu enlevé on a trouvé des petites colonies d’actmomycose.
La plaie fut irriguée tous les jours avec une solution : iodée à 2 %, tandis que les fortes doses d'iodure dé potassium étaient données alternativement. Puis un traitement par les Rayons X fut commencé, une dose : pastille étant donnée tous les jours. La plaie se cica-
trisa bien vers la fin de mars 1927 et l’induration aotée
au début disparaissait. Maïs le traitement par les Rayons X fut continué jusqu’à fin de mai 1921.
Rai
Revu un an après il n'y avait pas de signes de récide nl
Et END ; OBSERVATION V (PERSONNELLE) À \0 8 h 7 ,
{Service de M. Gougerot)
La malade âgée de 30 ans vient consulter le 5 décembre 1928 dans le service du Professeur Gougerot à l'hôpital Saint-Louis pour une tuméfaction de la joue gauche.
Le début dé la tndadie le S4tta:: fin d'août
1928. À ce moment, la patiente était enceinte de 5 mois
environ et elle a passé l'été à la campagne. La malade avait l'habitude de nettoyer ses dents avec des herbes.
Une tuméfaction est apparue au niveau de la màchoire inférieure gauche. On a pensé à un abcès den-
“taire, ‘qu'on a soigné par des gargarismes et des com-
presses chaudes. Cependant la tuméfaction qui s'est indurée a augmenté de volume et s'élendait peu à peu
jusqu'à la paupière inférieure gauche.
En novembre un chirurgien croyant à un abcès
dentaire fit plusieurs incisions amenant une petite auan-
tité de pus. ,
L'examen du sang pratiqué donne un W-—.
* On pense aussi à la tuberculose.
À ce moment la malade est envoyée à l'hôpital
Saint-Louis. L'examen du pus pratiqué le 5 déc:mbre
{ révèle la présence des grains Jaunes,
On essaie le traitement intensif par liode en njec-
ON APIES ; %
tions et en‘ingeslion associé au traitement par les
“Rayons X. Le 5 décembre on commence des injections
intraveineuses répétées trois fois par semaine de mé-
lange de parties égales de, solution. de Lugol et de solu-
ion d'hyposulfite de soude à 20 %. On fait d’abord des doses à un centimètre cube pour arriver progressivement jusqu'à 12 cc. de chacune. |
Les piqûres ‘ont été laites pendant quatre mois
sans interruption. : 20 jours de repos, on jar =
les injections de Lugol.
En même terips J’ a. de K. en solution est ue
nistré par la bouche à la dose de. 1 à 6 cuilérées à
soupe par Jour (1 c. À soupe contient 1 gramme d'io-
dure).
La radiothérapie est tentée par à D° Giroudeau à l'Hôpital Saint-Louis. FAT OPA ee La première séance est faite le 10 décembre 1921
à raison de 5 H avec filtre de 20/10 d'aluminium ; la deuxième séance a lieu le 12 décembre 1928 : 2 H 20/10.
On interrompl des séances à cause de l'accouchement. .Le-3 janvier 1929 reprise du. traitement. Ce
. Entre le 3 janvier et le 2 février on fait cinq séan- |
ces à sept jours d'intervalle à 2 H 20/10 chacune. Le
27 avril 1929 la malade revient : elle a eu 3 séances .
de 3 H 20/10 à Nântes.
En somme elle a reçu Ja qe totale de 26 H 20/19 en 10 séances. "D: À
La première irradiation à provoqué une vive réac-
tion locale : rougeur el turgescènce des lésions, aug
mentation de l'ædème el de la tone j | [2 ñ !
an
Eee
A l'examen le 27 avril, on constate la disparitient «complète de 1a tuméfaction gt des cicatrices fistuleuses : il persiste cependant un bourrelet dur d'apparence cheloidienne. On preseril encore deux séances de Rayons X à 3 H pour arriver à la dose totale de 32 M 20/10. Ph ice
OBSERVATION VI (Personnelle)
(Service du Professeur Gougerot)
n GER
G. E.-âgé dé 42 ans, perceur, vient « onsuler dans de. service du Professeur Gougerot, le 9 février 1929, pour une tuméfaction douloureuse de la région maxilaire inférieure gauche:
- [est envoyé par le service de stomalologie à Samt- 2. ouis où il tai soigne. / | Antécédents : | | Le début de la maladie actuelle remonte au 20 dé-
: cembre 1928. Ce fut d'abord au dire du- malade une
avulsion de la dent de sagesse inférieure gauche et puis
# apparition d'une tuméfacition douloureuse et dure et
d'un léger lrisnus. L'extraction de la dent le 20 jan- -vier. 1929 amène une légère ‘amélioration, mais, quel- 4 ques jours plus 1 tard les dloulleiurs deviennent plus vives, 1h tuméfaction de Ja joue gauche augmente progressivement, durcit, le trismus s accentue, Le 15 janvier 1929 Je malade vient consulter dans le service de AMRIeSre
à Saint-Hous: ARS A ce moment le malade présente une {uméfac-
Ça)