TRAITEMENT DU CORYZA
sionnable et disposée aux poussées congestives.
Si, malgré tout, le malade éprouve une sensation de plénitude ou de douleur dans l’oreille, ce qui indique qu’une petite quantité de liquide y a pénétré, on devra l’aspirer à l’aide d’une poire de Politzer appliquée contre la narine.
y EAUX SAUNES
La Bourboule. — On fait des irrigations nasales, pendant cinq à dix minutes, deux fois par jour. Dans certains cas on fait aussi des pulvérisations.
Quand les fosses nasales ne sont pas perméables, on se borne à faire des lavages, trois ou quatre fois par jour.
En outre on fait le traitement général.
Bex. On donne des douches nasales avec de l’eau additionnée d’eau salée ou d’eau mère, en proportion variable.
La mer. — A la mer, on fait des irrigations nasales soit avec de l’eau de mer pure, soit en l’additionnant d’acide phénique. Pour cela on installe à deux ou trois mètres de hauteur un réservoir d’une contenance de soixante litres. La séance doit durer de quarante à cinquante minutes, mais on n’arrivera que progressivement à une aussi longue durée.
Salies-de-béarn. — Le traitement consistera d’abord en bains généraux.
A partir du sixième bain environ, on fera prendre
une douche générale d’eau salée et une douche
nasale. , , , ,
Il peut se produire un peu de fatigue generale, des picotements à la racine du nez, du larmoiement et une augmentation des sécrétions nasales. Alors on suspend les douches générales et locales et on continue les bains. Au bout de quelques jours, on fait reprendre les douches nasales, tout en continuant les bains. .... i
On fait aussi très souvent des irrigations nasales deux fois par jour avec deux litres d’eau tiède contenant de 20 à 100 grammes d’eaux mères. La dose de celle-ci doit être augmentée progressivement.
Au bout de vingt-cinq à trente bains et d’un nombre de douches locales subordonné à la tolérance du sujet, il n’existe souvent plus de coryza ni d ulcérations.
EAUX SULFUREUSES
Barèges. —Le traitement local produit des effets remarquables sur la texture de la muqueuse et sur ses sécrétions.
Cauterets.— Quand le coryza est ancien, qu’il est compliqué d’ulcérations, de fongosités, la guérison est difficile à obtenir. Dans les cas contraires on y arrive plus facilement.
Pour le traitement, voir celui du catarrhe nasopharyngien à l’article « Maladies de l’oreille. »
Challes. — On fait des irrigations qui, pour être efficaces, doivent être faites très largement au moins deux fois par jour. Après deux ou trois jours de