‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 16 sur 113 · IRRIGATION NASALE · texte numérisé non relu

IRRIGATION NASALE

pas dans les trompes d’Eustache et par là dans la caisse. J’en suis sûr, parce que je sais faire très facilement l’insufflation des caisses même sans me boucher les narines, en abaissant simplement la mâchoire inférieure et en soufflant par les narines. J’ai parfaitement la sensation de l’entrée de 1 air, et V aurais certainement celle de l’entrée de l’eau car il est très facile de reconnaître la présence de 1 eau dans la caisse, après un bain froid par exemple.

Quant à ce qui concerne l’entrée de 1 injection dans l’antre d’Hygmore, je serai moins affirmatif, mais je ne crois pas que l’injection y pénètre ordinairement : d’une part, on n’en a pas la sensation, et d’autre part, quand on cesse l’injection et que les fosses nasales se vident, elles se vident en une fois et non pas en plusieurs jets, comme cela aurait lieu si l’on vidait en même temps une arrière-cavite,

celle de l’antre d’Hygmore par exemple.

Quant à ce qui regarde le canal nasal, et surtout les sinus frontaux, c’est le contraire : on voit quelquefois pendant l’injection te mucus nasal refoule dans le sac lacrymal et sortir par les points lacrymaux.

Durée. — En moyenne, cinq à dix minutes dune irrigation d’eau minérale suffisent. Du reste cela est subordonné à la nature excitante ou sédative de l’eau mise en usage. .

Si au contraire il s’agit d’un liquide simplement émollient tel que le lait, on pourra prolonger la durée sans inconvénient. Reclus va même jusqu a faire passer cinquante litres de lait en deux séances par jour.

Accidents. — On a prétendu que ce procédé pouvait donner lieu à des otites, à des inflammations du sinus maxillaire, à de la céphalalgie, à des syncopes, etc....Tout cela ne survient que dans le cas d’une application défectueuse de la méthode. On est absolument certain d’éviter toute espèce d inconvénient en faisant les irrigations à la température de 32 à 34 degrés, en évitant les eaux thermales trop excitantes, en modérant la force de projection du jet et en dirigeant celui-ci horizontalement.

Le D r Raugé (de Challes)(I), qui a une très grande pratique de ce procédé, insiste sur les recommandations suivantes :

Pendant tout le cours de son traitement, le malade ne doit jamais pratiquer une irrigation sans emporter, formulées par écrit et d’une façon absolument précise, toutes les indications de détail, telles que hauteur du récipient exprimée en centimètres, température et composition du liquide, quantité à employer et durée de l’opération.

On n’oubliera jamais d’avertir le patient qu’il ne doit pas se moucher aussitôt après la douche. Il s’exposerait ainsi à envoyer du liquide dans les trompes d’Eustache. Celui qui reste dans les cavités nasales s’égoutte de lui-même et il n’est pas inutile que la muqueuse en soit quelque temps imprégnée.

On devra aussi éviter avec soin les refroidissements et surtout ne pas s’exposer aux courants d’air en sortant de la salle d’irrigation. La muqueuse nasale est en effet à ce moment particulièrement impres-

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