‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 26 sur 113 · TRAITEMENT DES AFFECTIONS GÉNITALES · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DES AFFECTIONS GÉNITALES

Vulvite et leucorrhée. — Les fillettes et même les jeunes filles sont sujettes à l’inflammation de la muqueuse vulvo-vaginale. Celle-ci est rouge, douloureuse au toucher, cou vei'te d’érosions et de mucopus. Les grandes lèvres et la peau des parties voisines sont le siège d’une irritation érythémateuse entretenue par l’écoulement leucorrhéique. L’inflammation peut s’étendre à l’utérus et donner lieu à des métrites et salpingites, ainsi que nous l’avons décrit plus haut.

Balanite-Blennorrhée. — La balanite se produit par une sécrétion muco-purulente de l’exLrémité de l’urèthre et de la surface glando-préputiale, la ténacité de l’affection et la coexistence de lymphatides de la même région.

La blennorrhée siège dans la région prostatique de l’urèthre. Elle peut être soit primitive, soit secondaire à une blennorrhagie, mais se fait toujours remarquer par sa ténacité,

Barèges. — Outre les bains généraux, on fait sur les parties atteintes des lotions d’eau sulfureuse. La guérison est la règle.

Salies-de-Béarn. — Le traitement consiste en bains généraux, lotions d’eau salée et, en dehors de ces pratiques balnéaires, on saupoudrera les parties avec de l’amidon.

Saint-Sauveur (Hautes-Pyrénées) (Caulet).— Ces eaux sulfureuses jouent un grand rôle dans la théra-

peutique thermale des maladies des femmes. Elles sont tout à fait appropriées au traitement des métropathies des sujets lymphatiques. La cure consiste surtout en bains et en douches générales et locales,, la boisson n’y joue qu’un rôle accessoire.

Le bain à la température de 32 à 34 degrés centigrades dure de 15 à 45 minutes et plus.

Les irrigations vaginales se prennent habituellement au bain sous une pression constante, de 10 centimètres à l m 20 centimètres.

Une disposition spéciale à la station permet de les donner à la température même du bain, ou à une température de un degré plus élevée ou moins élevée que celui-ci.

Les irrigations ne conviennent généralement pas dans les lésions des annexes.

La douche générale (32 à 33 degrés centigrades) dont la durée varie de 5 à 15 minutes est souvent terminée par une douche froide.

On emploie souvent en outre à Saint-Sauveur la douche intestinale qui rend de grands services dans le traitement des périmétrites et de la constipation fiée aux affections pelviennes.

Les eaux de Saint-Sauveur présentant la sulfuration des sources moyennes de Barèges et de Luchon sont des agents efficaces de la médication sulfureuse; mais indépendamment des applications générales qu’elles revendiquent à ce titre et qu’elles partagent avec les eaux similaires des Pyrénées, elle présentent une action élective, sur l’appareil utéroovarien et sont douées de vertus sédatives spéciales qui, ne ressortissant pas communément à la médication sulfureuse et d’ailleurs fort rares en thé-

TRAITEMENT DES MALADIES DES BRONCHES. 75 rapeutique thermale, les différentient de leurs congénères et ont déterminé le caractère clinique de la station.

Saint-Sauveur, en effet, est le type des eaux dites utérines ; l’on n’y soigne guère que des femmes atteintes d’affections générales, compliquées ou non de névropathie.

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