‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 25 sur 113 · MALADIES DES ORGANES GÉNITAUX · texte numérisé non relu

MALADIES DES ORGANES GÉNITAUX

Mode d’évolution des manifestations génitales du lymphatisme chez la femme (Caulet) (1). Le lymphatisme est une cause très fréquente de'maladie de l’appareil génital chez la femme, et un facteur de chronicité encore plus que de gravité de ces maladies ; son influence s’exerce ici aux différents âges.

1. Cadlet. — Traitement des affections utérines à Saint-Sauveur,

On la constate dès la plus tendre enfance où il provoque des leucorrhées plus souvent séro-muqueuses que purulentes, parfois fétides, liées ordinairement à de la vulvite, reconnaissable à la rougeur de la vulve, du vestibule et des petites lèvres ; quelquefois en outre à de la vaginite que caractérisent le boursouflement de l’bymen et l’écoulement puriforme auquel l’orifice donne passage; ces accidents se perpétuent facilement, pour peu qu’on les. néglige et lorsqu’ils ont duré quelques mois il est rare que les soins de propreté suffisent à en débarrasser les malades; dans ces conditions le traitement général ne réussit pas toujours à les guérir; d’ordinaire ils cèdent facilement aux irrigations vulvaires appropriées, mais s’ils résistent on ne doit pas hésiter à pratiquer des injections vaginales que l’on fait ici avec une petite canule en caoutchouc souple.

Le lymphatisme s’accuse en outre par un retard de la puberté, et lorsque l’évolution pubère s’est annoncée, tant bien que mal, par de l’aménorrhée. Pour intervenir utilement, le médecin doit ici distinguer soigneusement les cas d’aménorrhée vraie, où il n’existe pas de trace de molimen menstruel, de ceux où ce molimen, existe sans aboutir à l’éruption sanguine. Dans ce dernier cas l’application opportune des moyens propres à augmenter et à fixer la fluxion locale sont rapidement suivis de succès (bains chauds, locaux ou généraux, sinapismes, emménagogues, purgations, etc.).

• Une fois réglée, la jeune tille lymphatique contracte facilement des leucorrhées vaginales (fleurs blanches, écoulement laiteux n’empesant pas le linge) qu’il faut bien distinguer de la sécrétion plus

MALADIES DES '"ORGANES GÉNITAUX. .71 épaisse, gommeuse, puriforme, dépendant du catarrhe vaginal ou vaginite, affection qui n’est pas non plus très rare ici; ces fleurs blanches s’établissent souvent sans cause appréciable, d’ordinaire elles cèdent facilement à une médication générale appropriée.

Le catarrhe vaginal ou vaginite suit le refroidissement, surtout lorsqu’il porte sur les extrémités inférieures; il récidive facilement et passe bientôt à l’état chronique; lorsque le traitement général tarde à le guérir, il ne faut pas hésiter à recourir aux injections appropriées qui d’habitude en viennent à bout très rapidement.

Ces divers accidents vaginaux de la jeune fille guérissant souvent seuls et ne résistant guère à la thérapeutique, ne sont point graves à proprement parler et ne retentissent guère sur l’état général ; il n’en est pas de même du catarrhe cervical qui est toujours une affection sérieuse; on sait qu il se traduit ici par un écoulement albumineux visqueux, empesant le linge, sur lequel il laisse des taches rondes caractéristiques; le plus souvent cet écoulement reste incolore, nacré, semblable au blanc d’œuf cru, rarement il devient jaune-vert en dehors de complications, exceptionnelles à ce moment de la vie; il n’entraîne guère ici de malaises locaux mais il réagit facilement sur l’état général et cause souvent des troubles nerveux, nutritifs et des symptômes gastriques; comme le catarrhe vaginal, il est souvent causé par des refroidissements et se perpétue aisément à l’état chronique; il réclame un traitemént général, surtout en bains, et 1 usage de vêtements chauds, caleçons de laine, etc....

Chez les femmes'mariées, le catarrhe cervical exige en outre l’emploi régulier des injections; le médecin ne doit pas perdre de vue que chez ces dernières le catarrhe s’infecte aisément, et qu’il peut aboutir alors à une affection des plus rebelles à la thérapeutique tant médicale que chirurgicale ; il importe donc d’en instituer de bonne heure le traitement qui consiste surtout en bains sulfureux (trois par semaine et cela pendant des mois).

Le lymphatisme joue un rôle important dans l’étiologie,des métropathies suite de couches dont il favorise le développement et qu’il tend à perpétuer.

On sait que, sous son influence, la métrite revêt souvent la forme qu’on désignait autrefois sous le nom d’engorgement et se complique aisément de lésion des annexes.

Il serait hors de propos d’insister ici, nous ferons seulement remarquer que les affections,, génitales des sujets lymphatiques sont généralement torpides, à représentation symptomatique peu développée, que dans bien des-cas elles restent latentes pendant des mois et sont alors méconnues.

La médication générale est pour ainsi dire indispensable ici et presque toujours efficace, même dans les cas où le mal existe depuis longtemps.

Constatons pour terminer que lé lymphatisme, influence peu la ménopause qui est généralement facile et régulière; il est vrai qu’à ce moment de la vie celte disposition morbide s’est sensiblement atténuée; les pertes sanguines, les bouffées de chaleur et de sueurs et les diverses vésanies qui marquent si fréquemment l’âge critique font généralement ici. défaut..

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