INTRODUCTION
Il a été en effet démontré que ce que l’on englobait sous le terme de scrofule devait être attribué d’une part au lymphatisme, d’une autre à la syphilis héréditaire, et pour la plus grande part à la tuberculose.
Une discussion très importante a eu lieu-à cet égard, en 1861, à la Société médicale des hôpitaux, à l’occasion d’un travail de M. Grancher. Il a été démontré que les affections osseuses rapportées jusqu’alors à la scrofule sont en réalité pour la plupart, si ce n’est toutes, des manifestations de la tuberculose.
En effet, la clinique a montré que ces lésions renferment le bacille de Koch. Ce qui fait que ces lésions ne peuvent pas être considérées simplement comme scrofuleuses, mais bien comme tuberculeuses, c’est qu’elles ont pour caractère d’être inoculables aux animaux; de plus, elles deviennent infectieuses et peuvent envahir l’organisme tout entier d’un animal parfaitement sain. En effet» MM. Martin, Corail et Leloir ont pu obtenir des inoculations positives, et M. Leloir en particulier a pu préciser des détails opératoires propres à faire réussir presque à coup sûr les inoculations. C est là, cm effet, avec les idées courantes, un argument; puissant pour rapporter à la tuberculose des. lésions: