ULCÈRES, PLAIES ATONIQUES TRAITEMENT
EAUX SULFUREUSES
Barèges. — Si les ulcères sont à large surface, on devra ménager la force et la durée des bains, l’irritation locale, l’absorption et par suite la saturation se produisant plus facilement; mais les accidents d’inflammation sont bien moins à craindre parles eaux sulfureuses que par les eaux salines ou les bains de mer, ce qui tient à l’onctuosité que possèdent les eaux de Barèges. C’est dans ce cas qu’on a préconisé avec avantage les cataplasmes de barégine, sans doute en raison de sa teneur en iode.
EAUX SAUNES
Bourbonne-. — On se sert surtout de la douche en arrosoir qu’on promène doucement à la surface des
ulcères. On détermine ainsi une excitation inflammatoire favorable. Sous son influence, la plaie prendra un meilleur aspect et se couvrira de bourgeons charnus, les bords se détergeront et s’abaisseront en même temps que le centre s’élèvera progressivement, en bonne voie de cicatrisation.
Dax (Landes). — Sous l’influence des bains d’eaux mères les suppurations, subissent de grandes modifications. Le pus mal lié, de mauvaise nature qui s’écoule des plaies atoniques devient d’abord plus abondant, sa densité augmente, sa couleur change, en un mot, il prend l’aspect du pus crémeux, dit de bonne nature. A ce moment, la plaie s’est tuméfiée, elle est d’un rouge plus vif, et peu à peu l’on voit apparaître des bourgeons charnus auxquels seront dus bientôt la restauration des tissus et leur cicatrisation. Ainsi de vastes foyers purulents, détergés de leurs microbes pyogènes finissent par se fermer d’une façon complète et définitive.
Salins (Jura). — On applique sur les ulcères et les plaies des compresses imbibées d’eau mère. On voit alors les sécrétions purulentes se modifier, puis le pus mal lié, de mauvaise nature, augmente, sa densité devient plus forte, sa couleur change; en un mot il prend l’aspect du pus crémeux, dit de bonne nature. A ce moment, la plaie s’est tuméfiée, elle est d’un rouge plus vif et l’on voit apparaître des bourgeons charnus qui caractérisent le commencement de l’inflammation réparatrice, à l’aide de laquelle ôn obtiendra la restauration des tissus et la cicatrisation (Guyenot).
traitement climatique
Le traitement climatique du lymphatisme doit être considéré surtout comme un traitement prophylactique, c’est-à-dire qu’étant donné un enfant ayant un tempérament lymphatique, il s’agira de prévenir chez lui les diverses manifestations de cet état. Néanmoins si celles-ci existent déjà, le traitement que nous allons exposer contribuera à les atténuer et jouera même dans la médication curative un rôle dont l’importance ne saurait être niée.
Les climats qui conviennent aux sujets lymphatiques sont de deux ordres :
1» Les climats de moyenne altitude.
2° Le climat marin.
Disons de suite que ce dernier jouit à juste titre d’une prépondérance légitime et que le séjour dans des climats d’altitude déterminée ne devra être considéré que comme le complément du traitement marin.