‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 43 sur 113 · CHOIX DE LA PLAGE · texte numérisé non relu

CHOIX DE LA PLAGE

Lorsqu’on doit fixer son choix, sur l’endroit où l’on dirigera un malade, il y a à tenir compte de deux éléments :

1° La constitution même de la plage au point de vue de sa nature, c’est-à-dire si c’est une plage de sable ou une plage de galets.

2° Sa situation géographique, qui influera sur le caractère du climat.

La première condition que doitremplir une plage,

c’est d’être constituée par du sable fin et d’être en pente douce, afin de permettre aux malades de marcher facilement et aux enfants de prendre leurs ébats sur un sol où ils ne puissent courir aucun risque de se blesser. C’est pour cette raison qu’il faut systématiquement repousser les pl âges de galets parce que ceux-ci, en favorisant les chutes, peuvent occasionner des traumatismes dont les conséquences pourraient être graves chez des sujets prédisposés comme le sont les lymphatiques.

La plage doit être orientée de façon à être éclairée obliquement par les rayons du soleil aux heures où l’on s’y rend soit pour la promenade, soit pour le bain. Elle doit être également exposée aux vents qui soufflent du large parce que ceux-ci représentent l’air à son maximum de pureté et de saturation saline.

Il y a aussi à tenir compte de la nature des terres voisines. Par exemple, à l’embouchure de beaucoup de rivières et au voisinage des étangs, il existe des marécages où l’eau douce se mêle à l’eau de mer et où il y a souvent des miasmes paludéens; ce fait se renconlre surtout dans la Méditerranée.

Une des conditions les plus favorables aux malades, c’est le voisinage d’une forêt de sapins ou de pins. Ceux-ci, en effet, répandent dans l’air des émanations balsamiques dont bénéficient les malades délicats. En outre ils diminuent la chaleur du jour, tamisent la lumière et arrêtent le vent. Malheureusement cela ne se rencontre pas facilement. Il n’y a guère que sur les plages de l’Ouest et de la Méditerranée où l’on trouve des forêts de pins sur le bord de la mer; mais le climat de ces régions n’est appro-

prié qu'à une certaine catégorie de malades, comme nous le verrons plus loin.

Quant à la situation géographique de la contrée où le malade sera envoyé, on la choisira selon le type morbide que celui-ci présentera. C’est ainsi qu’à ce point de vue on a divisé la France en trois zones qui sont appropriées à trois catégories de malades différentes comme nous venons de le voir plus haut.

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