‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 44 sur 113 · CHOIX DE LA SAISON · texte numérisé non relu

CHOIX DE LA SAISON

Quand on envoie les enfants sur les bords de la Manche ou dq l’Océan, on attendra le commencement de l’été. Par exemple, une saison de trois mois devrait être faite dans les mois de juin, juillet et août. A partir de septembre, les matinées et les soirées sont généralement un peu trop fraîches. Pendant l’hiver on enverra les malades sur les bords de la Méditerranée.

Quand on a affaire à des enfants lymphatiques riches, on devrait régler la cure de la façon suivante :

L’hiver : dans le midi.

L’été : sur les bords de la Manche.

L’automne et le printemps : dans le bassin d’Arcachon.

Pendant les premiers jours, le malade restera éloigné de la plage. Puis, lorsque l’on voit que les nuits sont calmes, que l’appétit est bon, qu’il n’y a pas de sentiment de fatigue dans la journée, alors on

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permet le séjour sur la plage. On ne devra jamais sortir qu’après le lever du soleil et rentrer avant qu’il soit couché, car ce moment est celui où l’écart de température est le plus brusque. Le moment le plus favorable pour se promener est de 8 à 11 heures le matin et de 3 à 6 heures le soir.

Souvent les premiers jours, il y a quelques phénomènes d’intolérance qui se manifestent par du rhume, de la congestion de la gorge, de la fatigue du tube digestif et de l’excitation nerveuse. Il suffit alors de tenir l’enfant éloigné de la mer et l’on voit rapidement tous ces phénomènes s’apaiser d’euxmêmes.

Quand les malades ont séjourné quelques jours seulement au bord de la mer, on s’aperçoit déjà des modifications favorables produites par l’air marin. Ainsi la peau se vascularisé, se couvre de hâle, les yeux s’animent, les membres se fortifient. Mais il faut attendre plusieurs semaines pourvoir s’opérer une véritable transformation tant au physique qu’au moral. La constitution se modifie complètement.

Le caractère suit une marche parallèle et l’on voit l’enfant devenir actif, gai, expansif, turbulent. Quand on conduit les malades sur la plage, ils doivent y prendre leurs ébats selon leur âge et selon leurs forces. Ainsi les très jeunes enfants feront des montagnes de sable, les plus âgés joueront au croquet ou au tennis, en ayant soin de proportionner la durée de leurs jeux à leur résistance physique et d’éviter la fatigue.

D’autres fois, on les laissera patauger dans l’eau, quand celle-ci aura été échauffée par le soleil comme cela se produit dans ces espèces de grandes cuvettes

que la mer ; en se retirant, laisse pleines d’eau et qu’on appelle des bâches. En effet, comme le fait remarquer le D r Houzel, entre chaque marée, ces bâches restent à découvert quatre à cinq heures, et l’eau y étant peu profonde s’échauffe rapidement aux rayons du soleil et peut atteindre facilement une température de 25 à 27 degrés. Il faut en profiter pour y mener jouer les enfants qui, tantôt s’amusent à barboter au bord, tantôt se mettent dans l’eau jusqu’à la ceinture et s’y livrent au plaisir de la pêche. Le profit qu’on retire de cette pratique est très grand. Ainsi les enfants nouvellement arrivés et qu’on ne laisse pas aller au bain, ceux qui sont trop jeunes ou trop délicats pour supporter la mer, jouent dans ces bâches sans inconvénient, s’acclimatent très vite et ne tardent pas à avoir leur constitution heureusement modifiée sous l’influence de cette sorte de bain et de l’air marin. Ceux qui vont au bain complet n’en retirent pas un moindre avantage. Cette eau presque tiède agit sur eux en vertu de ses principes salins. N’y plongeant que les jambes, ils peuvent y rester très longtemps, courir sur le sable pour y rester de nouveau sans crainte de se refroidir. La vitalité de leur peau se modifie et devient plus active, leurs chairs se raffermissent et s’ils ont des plaies elles se ferment rapidement. Au commencement du printemps et à l’automne, alors que la mer est trop froide pour permettre le bain, on mène chaque jour les enfants jouer dans ces bâches et ils s’en trouvent très bien.

lymphatisme.

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