A DIFFÉRENTS DEGRÉS DE CONCENTRATION DE USIGLIO
par 1000 grammes
Eaux-mères du Croisic ou de Pen-Bron (1).
Densité à 12° = 1229. ^
Chlorure de sodium. 266.300
— de magnésium. 48.150
— de calcium. 12.060
Sulfate de soude. .. 25.110
— de magnésie.. 27.430
— de chaux. ..••••• 9.240
— de potasse..8.500
Sels non dosés.. 23 - 710
Les eaux-mères se font donc remarquer par la grande quantité de chlorures qu’elles contiennent, ainsi que par la proportion notable de bromure de sodium.
On les emploie soit en compresses, soit mélangées à l’eau de mer.
Les compresses exercent sur la peau une action locale très énergique, c’est une véritable révulsion qui amène une rubéfaction très forte. Elles agissent comme un résolutif puissant. On les emploie assez rarement.
Quand on les mélange aux bains, on en ajoute une quantité progressivement élevée, depuis 1 jusqu’à 10 et 30 litres. On augmente la dose tous les deux ou trois jours, en surveillant les malades, de peur qu’il n’arrive des accidents congestifs.
Quand On ne dépasse pas la proportion de 1/6 d’eau-mèrè par bain, on obtient une action exci-
. 1. Audemard, 1889.
BAINS DE SABLE, tanle, qui est très utile dans les manifestations du lymphatisme de. nature torpide, tout particulièrement dans les engorgements ganglionnaires, en un mot toutes les fois qu’il s’agira de donner un coup de fouet à l’économie.
Les bains d’eaux-mères sont contre-indiqués chez tous les sujets pléthoriques qui sont prédisposés aux congestions sanguines et aux hémorrhagies. On devra les suspendre si, après huit ou dix bains, on voit le faciès s’altérer, les forces se perdre, la langueur augmenter. Il en sera de même quand la maladie prend un caractère franchement aigu. Il ne faut pas confondre cet état inflammatoire caractérisé par la chaleur à la peau, l’insomnie, la courbature, avec l’activité plus grande des fonctions qui précède si souvent la convalescence et qui, dans les maladies chroniques, est souvent un signe certain de l’efficacité du traitement (Leroy-Dupré).