‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 71 sur 113 · I. Exchaquet. — Les bains salins de Bex · texte numérisé non relu

I. Exchaquet. — Les bains salins de Bex

Ces phénomènes sont souvent dus à ce que les V malades prolongent trop les bains ou bien en élévent trop la température et la minéralisation.

Il y a du reste à cet égard des variantes très grandes selon la susceptibilité individuelle.

Bains. — La proportion d’eau salée qui entre dans un bain est variable. Elle est en général • de 1 1/2 à 2 1/2 pour 100. Ce qui représente 4 à 5 kilos de sels.

L’eau mère est ajoutée au bain salé dans la proportion de 2 à 10 litres, exceptionnellement 15 à 20 litres, en moyenne 6 litres.

Il faut procéder, avec prudence pour faire tolérer une pareille minéralisalion et ne l’augmenter que graduellement.

On commence par des bains d’un quart d’heure pour les adultes, de dix minutes pour les enfants, f',. - . et on arrive à doubler ce temps.

La minéralisation des premiers bains est moyenne. On ne doit pas ajouter l’eau mère avant deux ou À' tçois bains, souvent même on attend plus long-, ■ temps. On commence par 1/2 litre, puis 1 et 2 litres et on arrive ainsi progressivement à la dose maximum.

Les enfants présentent une tolérance très remarquable pour les doses élevées d’eau mère.

La température des bains est de 32 à 35 degrés.

On choisira de préférence la matinée, de 6 à 8 heures, lorsqu’on est à jeun.

Immédiatement après le bain, le malade ayant . encore les pieds dans l’eau chaude reçoit une affusion fraîche ou frpide de 10 à 20 degrés, suivie d’une

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friction générale énergique, de façon à favoriser la réaction chez les lymphatiques mous.

■ Compresses. — On applique localement des compresses imbibées d’eau mère pure ou mélangée d’eau douce.

Douches nasales. — On emploie l’eau additionnée d’éau mère.

Inhalations. — On fait faire des inhalations d’eau mère pulvérisée.

Boisson. — On fait peu usage de l’eau salée, en boisson.

On la remplace par l’eau de la source sulfureuse.

En revanche on emploie beaucoup l’eau mère comme succédané de l’huile de foie de morue. La dose pour les enfants est d’une à trois cuillerées à café au début et on arrive progressivement à deux ou trois cuillerées à soupe. On prépare aussi une eau mère étendue à titre fixe et chargée d’acide carbonique artificiellement. On en prend d’abord un verre à bordeaux, le matin à jeun et on augmente graduellement en espaçant les verrées de dix en dix minutes.

A dose faible l’eaü mère constipe; à dose élevée elle est laxative.

BOURBON-LARCHAMBAULT (Allier).

Les eaux de la source thermale de Bourbon renferment 2 gr. 240 de chlorure de sodium et 25 milligrammes de bromure..

La température au griffon est de 52 degrés.

Le débit est de 1200 piètres cubes par vingt-quatre heures.

La durée de la saison est de 20 à 25 jours. Quand il y a des manifestations lymphatiques assez accentuées, il est bon de faire deux saisons, séparées par un intervalle d’au moins trois semaines à un mois.

Outre la source thermale, il existe trois autres sources : Saint-Pardoux, Jouas, la Trollière. Elles ne sont utilisées que comme eaux de table (1).

Modes d’emploi :

Bains. Les bains se prennent à des températures différentes :

a. Bains tempérés de 32 à 35 degrés. Ce sont ceux qu’on prescrit le plus souvent. La durée moyenne est de trois quarts d’heure.

b. Bain chaud de 35 à 40 degrés. Il doit être administré avec prudence. Du reste, il n’est porté que graduellement à la température voulue. Sa durée moyenne est d’une demi-heure.

c. Bain frais au-dessous de 32 degrés. A cette température le contact de l’eau n’est pas agréable, aussi ne l’amène-t-on que progressivement au degré de fraîcheur voulu. On ne l’administre que dans des piscines où les malades peuvent se remuer. Sa durée moyenne est de vingt minutes.

Douches. — On les donne également à des températures diverses :

a. Douche tempérée de 30 à 35 degrés, prise après le bain. Elle ne procure à la peau qu’une irritation

1. Constantin Paul et Paul Rodet. —Les eaux de table , in-18, 300 pages, Paris, 1892.

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