‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 72 sur 113 · BOURBON-I · texte numérisé non relu

BOURBON-I

:/archambault.

légère. La réaction est lente et il est nécessaire de faire mettre le malade au lit pour faciliter la sueur.

b. Douche chaude de 38 à 42 degrés. Elle irrite violemment la peau.

c. Douche très chaude de 44 à 48 degrés. La durée moyenne est de dix minutes. Elle produit une révulsion très marquée. La peau est turgescente, la face vultueuse, le malade est dans un état imminent

• de syncope que le retour à l’air libre fait disparaître.

d. Douche écossaise. Elle ne diffère en rien des pratiques hydrothérapiques de même ordre.

Boisson. — L’eau thermale se prend à la dose de deux à huit verres le matin, avant et pendant le bain et la douche. Malgré sa tempértaure, elle se boit avec la plus grande facililé. Après le troisième verre, la sécrétion urinaire est activée ét le corps se recouvre de sueur. A la dose de cinq à six verres ces phénomènes s’accentuent èt l’estomac manifeste lé besoin d’une nourriture plus substantielle.

En somme ce sont des effets diaphorétiques, diurétiques et toniques.

Massage .— Cornets. — Toutes les pratiques du massage sont mises en usage.

Il en existe une qui est particulière à la station, c’est ce qu’on appelle les cornets. Ce sont des cornes amincies, de forme, variable selon les régions où elles doivent être placées. Elles sont ouvertes aux deux extrémités. L’une de celles-ci est appliquée sur la peau. On opère alors par succion la raréfaction de l’air intérieur, puis l’opérateur

ferme.l’extrémité sur laquelle il vient d’apposer les lèvres au moyen d’un morceau de cire préalablement déposé dans sa bouche. Ce sont donc des sortes de ventouses dont la puissance est assez grande pour pouvoir obtenir, si on le désire, une phlyctène où procéder à la scarification.

Action consécutive- — Après six ou huit jours de boisson, de bains ou. de douches, il survient de la constipation. L’appétit se perd, l’eau n’est bue qu’avec répugnance, la tête s’embarrasse, le ventre se tend, les veines hémorrhoïdales se gonflent, la peau est sèche, il y a de l’agitation et de l’insomnie. Il suffit d’un laxatif pour faire disparaître tous ces symptômes.

La soif est très vive, en raison de l’abondance de la sueur et de la diurèse. On l’apaise à 1 aide de l’eau acidulée de Saint-Pardoux mêlée à un sirop quelconque.

Souvent, dans un tiers des cas environ, il se produit des éruptions scarlatiniformes, vésiculeuses, furonculeuses. C’est la poussée. C’est plutôt un effet salutaire, mais elle n’est pas indispensable (1).

Action thérapeutique. — Dès le début, les eaux paraissent produire un effet favorable, quelquefois insensible, toujours sans perturbation et sans crise; puis tout à coup, au bout d’un, temps qui varie du huitième au dixième jour, surviennent l’insomnie, l’inappétence etlafièvre. Les douleurs se réveillent aussi aiguës que jamais; les tumeurs augmentent

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