‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 73 sur 113 · B0URB0NNE-LES-BA1NS · texte numérisé non relu

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de volume, les ulcères indolents se ravivent, les ouvertures fistuleuses s’agrandissent, de petits abcès apparaissent souvent; les cicatrices se déchirent, le pus coule avec abondance: en un mot l’excitation est extrême et le mal-revêt tous les caractères de la période aiguë. Il suffit alors de mettre les malades au repos et de leur administrer des laxatifs. A ces symptômes qui ne persistent jamais plus de huit jours succèdent le calme et le sommeil: l’appétit revient plus vif qii’auparavant ; les tumeurs s’effacent; les ulcères se détergent; la suppuration se tarit et la guérison marche rapidement. Aussi le but du médecin doit-il être de provoquer rapidement cette crise salutaire, car sans elle il n’y a pas de résultat durable.

BOURBONNE-LES-BAINS (Haute-Marne).

L’eau de la Fontaine chaude contient 5 gr. 20 de chlorure de sodium.et 0 gr. 064 de bromure.

La température moyenne est de 61°,5. Une partie de cette eau trop chaude est versée dans de grands bassins de refroidissement, qui font descendre sa température au-dessous de 30 degrés.

Il existe en outre deux sources froides qui peuvent avoir leur utilité.

1° La source Maynard sulfatée calcique, absolument analogue à celle de Contrexéville et pouvant être employée avec autant de succès dans les mêmes -cas.

2° La source Larivière qui est ferrugineuse et qui peut être utilisée avec avantage, à la station, comme eau de table.

La saison dure du mois de juin au 15 septembre.

La durée du traitement est d’environ 21 jours.

Modes d’emploi des eaux :

Les eaux s’emploient surtout en bains, douches, étuves, boisson et accessoirement sous forme de fomentations, injections, gargarismes et pulvérisations. On se sert aussi quelquefois des boues comme topiques.

1° Bains. — La durée du bain doit être d’une demi-heure à une heure et sa température ne pourra pas être élevée'au delà de certaines limites, sans qu’on coure le risque de dépasser l’effet physiologique. Généralement on prescrit le bain à 35 degrés, exceptionnellement à 37 degrés (Choux).

Le traitement thermal sera lentement progressif et n’arrivera à son entier développement que vers le dixième jour de la cure. Causard (1) dirige généralement le traitement de la façon suivante, chez les malades non apoplectiques :

1 er jour : Bain d’une demi-heure à 33 degrés.

2 e — Bain de trois quarts d’heure à33 degrés.

Douche en arrosoir à 34 degrés pendant 10 minutes.

Un demi-verre d’eau ; soi,tl25 grammes.

3 e — Même prescription.

i Bain de trois quarts d’heure à 34 degrés.

Douche en arrosoir à 36 degrés de 15 minutes.

Un verre d’eau ; soit 250 grammes.

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