‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 75 sur 113 · BOURBONNE-LE S-BAINS · texte numérisé non relu

BOURBONNE-LE S-BAINS

chemars. Il y aune céphalalgie frontale augmentée • par le bain, surtout si sa température est élevée et plus aggravée encore par la douche et enfin un sentiment d’anéantissement général.

La circulation est accélérée, d’où augmentation du nombre et de l’intensité des battements du cœur.

La respiration trahit son excitation par l’augmentation des mouvements respiratoires, parfois même par de véritables congestions pulmonaires. Aussi doit-on exclure de la cure les sujets suspects de tuberculose.

La digestion est activée, l’appétit très exagéré, aussi la réaction apparaît au bout de peu de jours et il faut administrer un purgatif et régler le régime.

La peau est le siège d’une hypersécrétion des glandes sudoripares.

Au début du traitement il y a une période de bien-êlre général dû à l’action propre des eaux, puis du 7 e au 10 e jour survient ce qu’on appelle la fièvre thermale. Celle-ci se traduit différemment selon les individus. Chez le névropathe à système nerveux facilement exaspérable, cet état se manifeste par un besoin incessant de mouvement et.une véritable agitation; sans sommeil la nuit, il ne se possédera pleinement, le jour, qu’au prix d’un très réel effort. Chez le pléthorique, on constatera surtout l’accélération des battements du cœur et l’état vùltueux de la face, et quelquefois du vertige. Chez tous, il y a une dépression complète et de l’inappétence. La peau, au lieu d’être favorablement impressionnée par le contact de l’eau, qui donne une sensation de moelleux, de velouté, présente au coniraire une chaleur âcre désagréable au toucher,

ainsi que l’a si bien fait remarquer M. Gaulet (1) pour Saint-Sauveur.

Tout cela provient de ce que l’on a exagéré soit la durée, soit la température du bain ou de la douche. Il suffit, pour rétablir l’équilibre, de supprimer toute pratique balnéaire et d’administrer un ou deux purgatifs.

On constate aussi quelquefois l’apparition d’exanthèmes qui vont de la simple rougeur jusqu’à l’acné et même jusqu’à des éruptions ecthymateuses. C’est ce qu’on appelle la poussée thermale. Cet incident est •sans gravité et cesse si l’on suspend le traitement.

Dans certains cas, quand les malades augmentent trop rapidement la durée et la theirmalité du bain, il se produit alors une véritable ivresse thermale (2).

LA BOURBOULE (Puy-de-Dôme : 850 mètres).

Les eaux de la Bourboule contiennent en proportion à peu près égale du chlorure de sodium (2 gr. 84) et du bicarbonate de soude (2 gr. 85). Ce qui les caractérise et en fait un type spécial, parmi les chlorurées sodiques, c’est la présence de l’arséniate de soude, 28 milligrammes par litre. La température de l’eau varie de 10 à 56 degrés.

La durée du traitement est de 20 à 30 jours.

La saison dure du 15 juin au 15 septembre.

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