DAX
cas sur les articulations malades, les masses ganglionnaires indurées, l’hypogastre, etc. On les maintient en place pendant plusieurs heures, en prenant la précaution de les imbiber de temps à autre, environ toutes les demi-heures, et de les recouvrir d’une couche d’ouate et d’une feuille de taffetas gommé.
Grâce à l’application de ces compresses,, on obtient souvent des effets résolutifs des plus manifestes et des plus précieux.
Douches. — Les eaux mères sont également'employées en douches, mais toujours mitigées d’eau minérale. On s’en sert également sous forme de douche locale (douches nasales, douches vaginales, douches pharyngiennes) ; sous forme de pulvérisations, par exemple, conLre les granulations pharyngiennes d’origine lymphatique.
On obtient également d’excellents effets des irrigations vaginales faites pendant les bains avec les eaux mères mitigées d’eau minérale dans certaines affections chroniques de l’organe utérin, mélrites et périmétrites, etc.
Effets physiologiques et thérapeutiques. — L’action que les eaux mères de Dax exercent sur l’organisme est d’abord une action excitante. Après un certain nombre de bains d’eaux mères la peau devient plus sèche, et l’on voit parfois se produire sur la surface cutanée des poussées de plaques érythémateuses et même des éruptions papuleuses.
Cette excitation est encore plus prononcée lorsqu’on maintient pendant un certain temps des com-
presses d’Eaux mères sur une partie quelconque de' la surface cutanée. On constate alors une suractivité des capillaires superficiels se traduisant par une rougeur plus intense.
C’est une sorte de révulsion qui peut détourner, jusqu’à un certain point, les congestions des organes profonds et diminuer leur hyperémie morbide.
Lorsque la peau est dénudée, une sensation de cuisson plus ou moins vive vient s’ajouter aux symptômes précédents. Cette douleur Varie d’intensité suivant l’étendue et l’état des surfaces ulcérées, ce qui explique le motif pour lequel on est obligé, dès le début du traitement, de n’employer dans les bains qu’une petite quantité d’eaux mères.
Dans les plaies qui laissent à découvert le tissu cellulaire, les muscles, les os, les mêmes symptômes se présentent et la douleur est d’autant plus vive que le réseau nerveux sous-jacent se trouve lui-même être plus riche.
MAIZIÈRES (Côte-d’Or).
Ces eaux sont des chlorurées faibles.
La source Romaine renferme près de 3 grammes de chlorure de sodium.
Sa température est de 10 degrés.
Il n’existe pas d’établissement thermal.
En raison de la forte dose de lithiue que ces eaux renferment, soit près de 7 centigrammes, on pourrait les utiliser à domicile,, en boisson, chez les sujets lymphatiques présentant une tare rhumatismale.
LA MOUÏLLÈRE. — BESANÇON
Cette station est de fondation toute récente; elle a été inaugurée en 1892, c’est ce qui explique que les documents médicaux la concernant sont réduits à leur minimum; aussi nous nous bornerons à indiquer les ressources que les malades peuvent avoir à leur disposition.
L’établissement est situé à 254 mètres d’altitude. Il est situé dans un faubourg de Besançon appelé la Mouillère, et les eaux employées proviennent des salines de Miserey. Les thermes portent le nom de bains salins de la Moùillère-Besançon.
Ces eaux sont de toutes les eaux françaises, celles qui renferment le chiffre le plus élevé de chlorures, soit 291 grammes dont 283 de chlorure de sodium et 10 centigrammes de bromure de potassium par litre.
La température est de il à 12 degrés.
Elles sont amenées à l’établissement thermal à l’aide d’une canalisation de 6 kilomètres.
La saison dure du 15 mars au 1 er novembre. On enverra, au mois de mars, les malades qui sont obligés de faire deux saisons.
La durée du traitement est de 20 à 30 jours, selon les cas.
Eaux mères. — Les eaux mères renferment par litre 307 gr. 640 de chlorures, dont 234 gr. 681 de chlorure de sodium et 2 gr. 250 de bromure de potassium.
Il existe aussi des sels d’eaux mères qui peuvent servir pour l’exportation et qui contiennent, par
1000 grammes, 901 gr. 940 de chlorures, dont 857 grammes de chlorure de sodium.
Modes d’administration des eaux :
On emploie'les eaux en bains, compresses d’eaux mères, boues, inhalations et pulvérisations, injections ou douches locales, douches générales.
1° Bains. — Les bains se donnent comme à Saliesde-Béarn.
La température varie de 32 à 38 degrés, quand on recherche une acLion résolutive. Elle sera au contraire abaissée de 20 à 26 degrés, quand on voudra obtenir une action tonique.
La durée du bain sera courte au début : de 5 à 10 minutes chez les enfants très délicats ou très nerveux; de 10 à 20 minutes chez les autres. Plus tard, elle pourra être de 20 à 30 minutes, rarement davantage. Les bains frais devront naturellement être de moindre durée.
2° Compresses. — Boues. — On applique sur les mgorgements ganglionnaires des compresses d’eau mère pure ou de boues recueillies au fond des réservoirs d’eau mère.
3° Inhalations et pulvérisations. —On emploie soit l’eau salée, soit l’eau mère eh dilution à 1/8 d’abord, puis à 1/6, à 1/4, à l/.i et même 1/2, si le traitement est bien supporté. On peut additionner l’eau de, quelques gouttes d’huile essentielle de pin.
La durée de ces inhalations et pulvérisations est de 5 minutes au début et atteint ensuite 10 à 15 minutes.
4° Douches locales. — Les douches nasales d’eau