‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 77 sur 113 · LA BOURBOULE · texte numérisé non relu

LA BOURBOULE

après la marche, puis tout cela disparaît au bout de trois ou quatre jours.

Du dix-huitième au vingt-cinquième jour, apparaissent des phénomènes de saturation : inappétence, langue saburrale, diarrhée ; prostration.

Bains. — La température la plus habituelle des bains est de 3 < à 35 degrés; leur durée varie de dix minutes à une demi-heure ou trois quarts d’heure.

On donne également des demi-bains, des bains locaux, des bains de piscine.

Api’ès les premiers bains, on éprouve une sorte de bien-être, d’alacrité, qui invite à se promener. Mais cette sollicitation au mouvement finit par devenir gênante en raison de sa persistance. Généralement cependant, elle s’atténue à' mesure que le traitement continue. Par les temps d’orage, les baigneurs sont toujours disposés à abréger leur bain, ils le trouvent plus chaud que ne témoignent le thermomètre et même ils ne peuvent endurer les douches qu’ils toléraient bien' la veille.

L’impression produite siir la peau est agréable parce que l’eau est onctueuse. Celle-ci blanchit la peau en la débarrassant de tous les produits déposés à sa.surface et lui donne une grande souplesse.

Au moment de la poussée fluxionnaire du quatrième au sixième jour, toutes les manifestations cutanées sont exagérées, puis une fois la période d’excitation terminée, tout s’apaise.

Les bains ont sur la nutrition une action excitante : ils augmentent l’urée et les chlorures et font diminuer les phosphates. Ils activent les.oxydations. Ils sont reconstituants et ont une action plutôt.sédative.

Douches. — Il existe des douches de toute nature.

Leur durée est de cinq à dix minutes. Il est rare qu’on en donne deux par jour.

Douches locales : nasales, pharyngiennes, oculaires, auriculaires.

Pulvérisation, inhalations, massage.

Indications. — Les lymphatiques qui présentent une nutrition ralentie comme c’est le cas le plus habituel, devront surtout prendre des bains, puisque ceux-ci augmentent les échanges nutritifs.

Ceux qui sont maigres, chétifs, agités, qui ont des phénomènes de dénutrition, devront surtout prendre de l’eau de boisson.

BRISCOUS-BIARRITZ

Les eaux du Puits du Centre de Briscous sont amenées à Biarritz par une canalisation.

Elles renferment par litre 295 grammes de chlorure de sodiuiA. i

Les eaux mères sont surtout chargées de chlorure de magnésium dans la proportion de 257 grammes par litre et de 10 grammes de bromures divérS.

Cette station, inaugurée en 1893, est encore de date trop récente pour qu’on ait sur elle des documents médicaux sérieux.

Sa proximité de Salies-de-Béarn et la composition de ses eaux font préjuger que la cure sera très analogue à celle que l’on suit à Salies.

Cependant il y a ici un élément de plus, c’est le voisinage de la mer. Dans ün très grand nombre de cas, ce sera une ressource précieuse, mais, dans

d’autres cas, il faudra se souvenir que les sujets lymphatiques présentent quelquefois des manifestations qui contre-indiquent le séjour au bord de la mer.

DAX (Landes).

On fait surtout usage des eaux mères. Les eaux mères de Dax sont un liquide jaunâtre, transparent et clair, de consistance huileuse, de saveur très salée et amère. Ces eaux mères pèsent en moyénne de 28 à 30 degrés à l’aréomètre Baumé, mais, si on les concentre davantage, elles arrivent à peser 35 degrés Baumé.

La composition chimique des eaux mères varie selon que leur concentration est plus ou moins grande, selon qu’elles résultent d’une ébullition plus ou moins prolongée de l’eau de dissolution. Cela explique le motif pour lequel les analyses des Eaux mères n’indiquent pas toujours une composi tion exactement identique.

Analyse des eaux mères de Dax, après concentration à 35 degrés, par M. Wilm.

1 litre - Densité 1,270.

Chlorure de magnésium. 232 gr. 541

— de sodium. 41 722

— de potassium. 40 975

— de lithium. 0 536

Bromure de magnésium..... 6 625

'Sulfate de magnésium. 15 132

— de sodium.,. 34 577

— de potassium. -84 696

lodure de sodium.. traces

Mode d’administration des. eaux mères. — Les eaüx mères de Dax sont surtout employées sous forme de bains et de douches. On les emploie également sous forme de compresses dont on couvre ou dont on enveloppe les parties malades.

Bains. — La quantité d’eaux mères contenue dans un bain d’eau minérale varie suivant les affections, l’âge et les constitutions des malades. En général, il est prudent de commencer par une dose modérée, pour éprouver la susceptibilité dés malades; on augmente ensuite progressivement la quantité d’eaux mères, mais sans dépasser 80 litres pour un bain ordinaire. Au delà il se produit des phénomènes d’excitation parfois assez sérieux.

La dose moyenne d’eaux mères employées dans un bain d’une capacité de 250 litres environ varie entre 30 et 60 litres.

La température et la durée des bains d’eaux mères sont loin aussi d’être indifférentes. Chaque malade, en effet, a sa manière propre de se comporter vis-à-vis de cet agent thérapeutique. lia température et la durée des bains doivent donc être spécialement indiquées non pour telle ou telle affection, mais pour chaque malade en particulier.

En général, la température varie de 30 à 36 degrés centigrades et la durée de quinze à quarante minutes.

Compresses. — On se sert ordinairement comme compresses d’un linge de toile plié en plusieurs doubles qu’on trempe dans une cuvette conlenant des eaux mères. Ces compresses, une fois imbibées et exprimées, sont ensuite appliquées suivant les

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