BARÈGES
En sortant du bain ou' de' la douche, il faut se faire ramener chez soi en chaise à porteurs, pour ne pas se refroidir.
2° Douches. — Elles sont très puissantes. Leur durée ne doit pas dépasser 15 minutes et l’on doit mettre un intervalle aussi grand que possible entre la douche et le bain, pour éviter une trop grande excitation.
En sortant du bain et de la douche, il est bon de se coucher et d’entretenir la sudation commencée sous l’influence de l’eau thermale.
Il existe également des douches locales filiformes dirigées sur les organes atteints d’affection de nature lymphatique.
3° Gargarismes. — Pulvérisations.
4° Boisson. — On boit peu. Trois à quatre verres d’eau dans la journée, en commençant par les sources les plus faibles, pour arriver progressivement aux plus fortes.
Mode d’action. — Sous l’influence du traitement on note différents phénomènes tels que constipation, embarras gastrique soit au début, soit à la fin; dans ce dernier cas celui-ci est un signe de saturation ; souvent une exacerbation du côté des manifestations morbides de la bouche ou de la gorge, ce qui est d’un bon pronostic pour la guérison.
On observe souvent aussi des maux de tête sous forme de névralgies frontales ou autres, car les eaux réveillent les douleurs; des gastralgies, des otalgies, etc., ainsi que des palpitations de cœur.
Du côté de la peau, la poussée se fait sous forme de petites élevures rouges, acuminées, siégeant surtout à la partie interne des membres et déterminant des démangeaisons plus ou moins vives. Quelquefois il y a simplement des démangeaisons sans éruption. En général, la poussée n’est pas un phénomène fréquent, on ne la voit guère que dans 3 pour 100 des cas.
Comme phénomènes de saturation on note, selon leur ordre d’apparition : céphalalgie, constipation, urines sédimenteuses, agitation, insomnie, crampes des extrémités, embarras gastrique, fièvre.
Parmi les phénomènes physiologiques déterminés par les eaux, on constate : des sueurs profuses, marquées surtout le soir et la nuit. Elles sont tantôt générales, tantôt limitées à un membre, ce qui est d’un bon pronostic. Les urines sont chargées ; il y a de l’agitation, de l’insomnie, pendant les premiers jours, une lassitude générale après le bain.
Spécialisation. — Les sujets, lymphatiques qui ont besoin d’une forte excitation.
CAUTERETS (Hautes-Pyrénées) (932 mètres).
Il existe 24 sources dont la température varie de 16 à 48 degrés.
Leur sulfuration est due à la présence du sulfure de sodium qui s’y trouve dans la proportion de 10 à 23 milligrammes.
Les sources qui paraissent le mieux s’approprier au traitement du lymphatisme sont:
César, 59°,5, 23 milligrammes de sulfure de sodium;