‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 90 sur 113 · CAUTERETS · texte numérisé non relu

CAUTERETS

Les Espagnols, 48 degrés, 20 milligrammes de sulfure de sodium.

Ces sources sont celles qui présentent le plus de stabilité relative dans leur sulfuration. Dans les autres sources, le soufre, au contact de l’air, se transforme en sulfite et hyposulfite de soude.

La durée du traitement doit être d’au moins 25 à 30 jours et il faut souvent plusieurs cures successives. Souvent les bons effets du traitement ne se font sentir que quelque temps après la cessation.

Modes d’emploi des eaux :

La Raillère 37° César 44°

Boisson.

un à deux verres, matin et soir, prescrits par demiverre à 15 ou 20 minutes d’intervalle.

Mode d’action. — Employées en boisson, ces eaux déterminent une stimulation spéciale et pour ainsi dire physiologique des fonctions digestives et des principaux appareils de sécrétion qui tend à accroître les mutations nutritives et, consécutivement, à réaliser une action à la fois reconstituante, et dépurative qui favorise le relèvement de l’état général et la production de réactions salutaires du côté des organes malades.

Elles déterminent aussi une excitation du système circulatoire qui aboutit à un mouvement fluxionnaire périphérique du cô.té .de la peau et des muqueuses.

Bains. ] César .

( La Raillère . .

( Les Espagnols.

Température variant de 33 à 36°.

Durée de 15 à 45 minutes au plus.

Mode d'action. — Avec la boisson, le bain constitue la partie la plus essentielle du traitement du lymphatisme ou de la scrofule; appliquées en bains, les eaux produisent, sur le système nerveux central, par l’intermédiaire des nerfs sensitifs de la peau, une stimulation spéciale qui se manifeste par un sentiment de force et de bien-être.

Cette action névro-sthénique et plus ou moins excitante qu’on peut attribuer à la température, à la minéralisation ainsi qu’aux courants électriques de l’eau thermale, réagit sur les principales fonctions de l’économie et détermine des effets toniques qui viennent s’ajouter aux effets reconstituants de l’eau prise en boisson.

L’action topique du bain ne se borne pas à ces effets de stimulation générale, elle produit encore par un phénomène réflexe sur les nerfs vasomoteurs, un mouvement d’expansion périphérique du réseau capillaire dont le résultat se traduit par une activité plus grande des fonctions sécrétoires de la peau et par une augmentation de tonicité de cette membrane.

Tempérées et chaudes 33 à 38°; de 5 à 10 minutes; Ecossaise, 3 à 5 minutes; chaude, 35 à 38°; froide (14°), 10 à 30 secondes.

Jumelles, froide 14 à 20°, chaude 37 à 40°. Durée de 1 à 3 minutes.

/ César. . . . .

y Les Espagnols .

Douches, j Les Œu f s . . .

V Le Pré ... .

OAUTERETS.

Mode d’action, — La douche est un moyen de stimulation générale qui porte son action principalement sur les systèmes nerveux et circulatoire. Elle . détermine des effets excitants *et perturbateurs qui viennent s’ajouter aux effets du bain pour accroître l’action névro-sthénique excitante et pour favoriser le mouvement d’excitation périphérique du côté de la peau.

Irrigations. — Pulvérisations. — Douches locales. — Ces divers moyens ont pour objet de déterger les muqueuses ou les plaies et de modifier la vitalité des tissus malades. Ils produisent sou vent des recrudescences irritatives qui, maintenues dans certaines limites, sont généralement suivies d’un travail de résolution et de réparation dans les parties engorgées ou ulcérées.

Humage. — (Pour le mode d’opérer, voir l’article. Luchon). A Cauterets il existe des appareils spéciaux permettant de faire arriver les vapeurs dans les fosses nasales, ce qui est très utile pour les manifestations lymphatiques de la région nasopharyngienne.

La durée des séances doit être de 10 a 30 minutes.

Le premier effet que l’on constate est une action sédative se traduisant par une diminution de la toux, ainsi que celle de la sécheresse de la gorge et du larynx. A mesure que la cure s’avance, on voit la toux cesser, l’expectoration prendre un meilleur aspeet, la voix devenir plus claire.

CHALLES (Savoie)

Les eaux sont des sulfureuses fortes. Elles renferment 359 milligrammes de sulfhydrate de sodium. Leur chloruration est faible, 15 centigrammes par litre avec 3 milligrammes de bromure et 1 centigram med’iodure de sodium.

La température est de 10°,5.

Modes d’emploi des eaux (1) :

1° Boisson. — L’eau est bue à la température de la source. On peut la couper avec du lait tiède ou ,l’édulcorer avec du sirop d’écorces d’oranges amères, si elle détermine des pesanteurs à l’estomac.

La dose est proportionnée à l’état du malade et à la nature de son affection. Elle varie de 60 grammes à 200 et 1000 grammes par 24 heures.

2° Inhalations. — On fait de l'inhalation froide, c’est-à-dire que l’on respire dans une atmosphère modifiée seulement par l’hydrogène sulfuré. Pour cela, l’eau est pulvérisée à l’aide de quatre jets filiformes qui s’élèvent du centre d’un bassin circulaire et vont se briser à trois mètres de hauteur, avec une pression de dix mètres, contre une coupole métallique d’où ils retombent en gouttelettes imperceptibles.

La durée de la séance varie selon les cas et la susceptibilité du malade. Très courle au début, on l’augmente progressivement; on la fait suivre d’un bain de pieds de huit à dix minutes.

Page 1