‹ Traitement hydrothérapique, climatique, et thermal du lymphatisme et de la scrofuleChapitre 92 sur 113 · Raugé.- — Challes et ses indications · texte numérisé non relu

Raugé.- — Challes et ses indications

5° Hydrothérapie. — Il existe une installation hydrothérapique complète.

Action physiologique. — Boisson. — L’eau détermine des phénomènes d’excitation du côté des divers organes. Du côté du système nerveux, c’est de l’ivresse passagère, des vertiges. Du côté de l’estomac, c’est de l’augmentation de l’appétit. Du côté des organes génitaux, c’es,t de l’excitation génésique. Le corps est plus dispos, plus apte aux exercices musculaires. Ces divers phénomènes ne S’observent qu’au bout de quelques jours.

L’hydrogène sulfuré s’élimine : Par la peau ;

Par les poumons en y déterminant de l’hyperémie avec hypersécrétion bronchique;

Par les reins où il provoque de la diurèse avec élimination d’acide urique et d’urates, et alcalinisation de l’urine qui contient de l’iode et des bromures.

L’iode s’élimine aussi' par la salive où on le' retrouve.

Indications. — La médication de Challes activant les échanges nutritifs convient aux lymphatiques torpides qui n’ont pas l’énergie suffisante pour achever leurs oxydations et éliminer leurs résidus.

Mais elle ne pourra que nuire et exagérer les symptômes, dans les formes actives, presque fébriles où les combustions sont trop vives et où il y a de la dénutrition.

Les enfants tolèrent remarquablement l’eau en boisson. Ils arrivent rapidement à des doses que les , adultes supportent bien moins facilement.

LAVEY (Suisse, canton de Vaud) (433 mètres).

Les eaux sont très faiblement minéralisées principalement par des chlorures (Ogr. 378), et des sulfates (0 gr. 180). Elles contiennent en outre un peu d’hydrogène sulfuré (3“,5), mais cependant assez pour que l’eau soit considérée comme sulfureuse.

La température est de. 46 degrés à la buvette.

La saison la meilleure est le mois de juillet et le mois d’août.

On fait usage aussi des eaux mères des salines de Bex, qui sont transportées à Lavey.

On y fait aussi de l’hydrothérapie froide, avec de l’eau à 8 degrés.

Modes d’emploi :

1° Boisson. — L’eau a une saveur saline et sulfureuse qui est masquée par sa. haute température et par l’acide carbonique qu’élie renferme. Aussi faut-il toujours aller la boire à la buvette afin qu’elle ne se refroidisse pas pendant le transport. On arrive ainsi à en boire, chaque jour, de 16 à 18 verres de 120 grammes sans en être incommodé.

Une fois ingérée, l’eau donne à l’estomac une sensation de chaleur agréable, elle augmente l’appétit et facilite les évacuations ; du côté de la peau, il y a un peu d’excitation; on la voit devenir plus rouge, plus animée et se couvrir de transpiration, quelle que soit la température ambiante. L’eau a donc une action sudorifique. Elle est en outre diurétique et agit localement sur la muqueuse urinaire, en en modifiant les sécrétions catarrhales.

Les eaux mères administrées à l’intérieur sont préparées d’après les indications du D r Suchard, suivant cinq types :

Eau mère naturelle; 1° filtrée, 2° concentrée; 3° concentrée en iode et en brome ; 4° débarrassée par évaporation de son chlorure de sodium, ce qui la rend purgative en augmentant le titre des sulfates ; 5° eau mère sans sulfates ni chlorures remplacés par des carbonates alcalins ou eau mère alcaline.

A la dose de deux à trois cuillerées à café dans un verre d’eau thermale, l’eau mère est purgative. L’effet est tantôt instantané, tantôt ne se produit qu’après deux ou trois heures, rarement pas du tout. Dans ce dernier cas, il suffit d’ajouter un peu de sulfate de soude.

Les enfants très jeunes tolèrent l’eau mère encore plus facilement que les adultes. Malgré cela, Suchard considère qu’il y a avantage à ne les soumettre qu’à la cure sulfureuse, trouvant qu’ils sont ainsi moins exposés aux récidives de leur affection.

2° Bains et douches.' — Les bains sont donnés deux fois par jour. Leur durée est assez prolongée, ce qui peut avoir lieu sans qu’il se produise de fatigue. On observe les premiers jours de l’excitation cu tanée avec de la cuisson et une certaine exacerbation des éruptions existantes, puis tout s’apaise et la cicatrisation se fait parfaitement.

La poussée est habituelle et est en rapport avec la durée du bain. Elle se manifeste soils forme d’un exanthème ressemblant à la rougeole boutonneuse avec desquamation manifeste. Quand il y a mélange d’eau mère, la poussée est plus complexe.

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