‹ Traitement immédiat des fractures des maxillairesChapitre 17 sur 28 · OBSERVATION Î · texte numérisé non relu

OBSERVATION Î

Fracture du mawillaire supérieur. — Fracture du maxillaire inférieur. — Soins du malade d'abord. — Difficulté pour la pose d'un appareil de prothèse après opérations multiples. — Longueur du traitement.

C..., Clément, Saint-Sacerdos, ...° territorial, blessé le 27 septembre 1915 en Champagne, entré le 18 octobre 1915.

Evacué le 4 janvier 1916 chez M. Pont, entré à nouveau dans un service de chirurgie générale, 6 mai 1916.

Evacué chez M. Pont, 3r juillet 1916.

Diagnostic. — 1° Section de la lèvre inférieure et de la joue droite par éclat d'obus. Fracture du maxillaire supérieur avec perforation palatine. Fracture du maxillaire infé-

rieur avec perte de substance. »° S’alimente très difficilement. |

À son arrivée : signes de bronchite.

26 octobre 1916. — On place une sonde œsophagienne.

L'alimentation est très difficile. Le malade ne peut supporter la sonde introduite par le nez. On réussit cependant à l’alimenter avec une sonde de calibre moyen introduite profondément dans le pharynx.

Température, 39 degrés.

26 novembre. — Drainage d’un abcès région du cou.

3 janvier. — Evacué à l'hôpital 19 pour application d’un appareil de prothèse. Ablation d’une racine d'incisive.

10 janvier. — Revient dans un service de chirurgie générale pour autoplastie, préparation à prothèse. L'alimentation se fait facilement. La plaie est cicatrisée. La cicatrice un peu plissée et rentrante adhère en masse aux plans sous-jacents. Etat général excellent.

22 janvier 1916. — Intervention. Après avoir délibéré la cicatrice très adhérente, on constitue un lambeau de la muqueuse suffisamment pour pouvoir doubler jen arrière le lambeau de droite et reformer également à gauche un autre lambeau cutanéo-muqueux qui permettra de réparer et libérer le vestibule du maxillaire. On arrive ainsi à former l’orifice buccal mais en rétrécissant considérablement cet orifice. Suture terminée on panse à plat.

8 mai. — Dissection des deux cicatrices inférieures qui brident le menton, on reconstitue aux dépens des rebords muqueux de la rigole inférieure une lèvre inférieure de 1 centimètre de hauteur environ, on dégage les cicatrices de voisinage et l’on ramène vers la ligne médiane les tissus souples capables de reconstituer le menton.

1o mai. — La langue reste plaquée contre le plancher de la bouche, contre la symphyse mentonnière, on la mobilise; les deux tranches de section sont suturées l’une à l’autre au catgut de façon à mobiliser toute la pointe.

29 juin. — M. Pont est d'avis qu'il serait nécessaire

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d'agrandir l'orifice buccal. La prise des empreintes est actuellement impossible.

10 juillet. — Fente de la bouche de chaque côté de > centimètres. Suture de.la peau et de la muqueuse de façon à agrandir ARE buccal. LRU de la langue du plancher buccal. È

31 juillet, — Evacué chez M. Pont pour la prise des empreintes pour appareil provisoire et ouverture par tractions de l’orifice buccal.

En somme, attente de plusieurs mois et multiples interventions avant la pose d’un appareil.

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