‹ Traitement Local de la Douleur Rhumatismale Par Les Injections Anesthésiantes Sulfo-IodéesChapitre 13 sur 38 · RAT 8 1. —— RAPPEL HISTORIQUE · texte numérisé non relu

RAT 8 1. —— RAPPEL HISTORIQUE

a) L’ Association iodo-sulfurée dans la thérapeutique antirhumatis-

male.

LER:I et DEDET paraissent avoir été les premiers à pratiquer des injections simultanées de ces deux substances antirhumatismales : l’iode et le soufre. Ces auteurs ont ainsi noté, en quelques injections, la disparition des manifestations jusque-là longtemps et violemment douloureuses, en sorte qu’ils sont amenés à constater que l'injection intramusculaire de cette association iodo-sulfurée « constitue un réel progrès dans la thérapeutique si décevante du Rhumatisme chronique ».

CoSTE, FORESTIER, LACAPERE, à la fin d’une étude consacrée aux arthrites et aux arthroses, concluent en ces termes : « Les vrais médicaments des arthroses sont l’iode et le soufre, par leur action métabolique et eutrophique..…. l'association iode et soufre réalisée par certaines combinaisons chimiques (LERI), ou par l'administration simultanée de ces deux corps, est à recommander dans les arthroses ».

Dans un article de FORESTIER concernant le traitement du rhumatisme chronique, nous avons relevé la même opinion «la chimiothérapie du rhumatisme chronique a pour bases deux substances importantes : l’iode et le soufre ».

LOEPER et BORY avaient depuis longtemps constaté « les heureux résultats de l'association iodo-sulfurée, en injection intramusculaire dans le rhumatisme subaigu et chronique ».

LE FLOCH, dans sa thèse, nous montre les beaux résultats qu’une association thérapeutique iodo-sulfurée, pratiquée selon les données de LERI et DEDET, lui a permis de constater. « L’iode et le soufre semblent être le traitement de choix dans le rhumatisme chronique ». A la suite d’une première série d'’injections «la douleur disparaît, puis le gonflement et les reprises éventuelles sont jugulées par une nouvelle série d'’injections ».

BURKARDT, dans la Munchener Medizinische Wochenshrift, du ÎT mars 1932, signale les mêmes heureux résultats que l'emploi d’une combinaison iodo-sulfurée lui a donnés, dans le traitement du rhumatisme chronique.

. Mais jusqu'ici, jamais cette association n’a été appliquée en injections locales pour le traitement local de la douleur.

b) L'association iodo-anesthésique par contre, a été utilisée en injections locales dans le traitement de la douleur rhumatismale.

COSTE, dans le traitement de la lumbalgie, pratique des injections mixtes (« À l'heure actuelle, nous avons coutume de procéder de la

AR

façon suivante : dans un premier temps, nous pratiquons l'injection paravertébrale mixte (novocaïne, naïodine) » le malade est revu 2 ou 4 jours plus tard «et si l'amélioration persiste, on se borne à répéter les mêmes injections ». En présence d'une algie rebelle, «on pratique dans une même séance, une nouvelle anesthésie paravertébrale, suivie d'une injection épidurale de 5 cc. de lipiodol.

ALAJOUANINE et MAURIC, qui traitent le lumbago par des injections paravertébrales d’une solution de novocaïne, conseillent, dans certains cas « de ne prendre que 5 cc. par exemple de cette solution (au 100°), et de compléter (jusqu’à 10 cc.) par une solution iodurée.… »

Récemment, L. RAMOND, dans la Presse Médicale, préconise également l'association d'une solution iodée, à l'injection d’une solution anesthésiante.

FORESTIER, dans le traitement des arthralgies rhumatismales, au moyen d'injections locales de lipiodol, conseille une injection préalable d’anesthésique ».

c) L'association lode, Soufre, Anesthésique.

Plusieurs auteurs ont cherché, comme nous-mêmes, à faire un traitement complet de la douleur rhumatismale, c’est-à-dire un traitement s'adressant à la fois à la douleur, par l’anesthésie locale, et au rhumatisme, par les deux substances dont le pouvoir antirhumatismal est le plus solidement établi : l’Iode et le Soufre.

C'est ainsi que ROGER, dans une étude sur la sciatique (Rapport de la Société de Neurologie, juin 1930), que LERI et MERKLEN, dans un travail consacré au traitement des coxarthries (Journal Médical de France, octobre 1927), recommandent l’association d’iode et de soufre soit avec un anesthésiant, soit avec d’autres agents thérapeutiques.

Nous avons donc innové sur ce point ; restait à fixer la composition même de notre solution mixte anesthésiante-sulfo-iodée.

Le chapitre suivant montrera que, sur ce point encore, notre travail comporte quelque originalité.

& II. —— CHoix DE LA SOLUTION ANTI-ALGIQUE, ANESTHÉSIANTE ET SULFO-IODÉE.

Justifions maintenant le choix de ces trois corps : — Corps soufré, — Corps iodé, — Corps anesthésique, dont est composée notre synergie médicamenteuse anti-algique.

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