‹ Traitement Local de la Douleur Rhumatismale Par Les Injections Anesthésiantes Sulfo-IodéesChapitre 33 sur 38 · JE · texte numérisé non relu

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Traitement. — Le 15 octobre, 15 cc. de solution anesthésiante sulfoiodée, déposés de chaque côté de la colonne vertébrale, au point douloureux maximum, permettent immédiatement au malade de se baisser en avant sans fléchir les genoux, et sans ressentir aucune douleur.

Le 20 octobre. — Le malade nous apprend que l'arrêt des douleurs n'a duré que deux jours, et que depuis, elles ont repris, mais considérablement moins intenses.

Le 25 octobre. — L'amélioration a duré 4 jours. Actuellement, il ressent un endolorissement qui n’a rien de comparable avec les douleurs intolérables qu'il ressentait. [l se montre particulièrement heureux de l'arrêt radical des paroxysmes douloureux nocturnes, qui ont disparu dès la première séance du traitement.

Des injections identiques sont déposées en regard des 1", 2°, et 5° lombaires, de part et d’autre de la colonne vertébrale.

Le 30 octobre. — L'amélioration s'est encore accentuée pour la compléter, des injections identiques sont déposées de part et d'autre de la colonne vertébrale, au niveau des 10°, 11°, et 12° dorsales et de la 1° lombaire.

Ces injections sont les dernières pratiquées. Le malade, revu le 5 novembre puis le 10 novembre, présente un état très satisfaisant qui ne nécessite aucune nouvelle injection.

Vient nous consulter pour une douleur articulaire siégeant à l'épaule droite entraînant une incapacité fonctionnelle partielle de l'articulation.

Antécédents. — Ne signale aucun passé douloureux. Le début de l'aftionnelle ont été en augmentant, sans que les analgésiques habituels, aspifection actuelle remonte à 15 jours environ. La douleur et l’impotence foncrine, aient eu d'autre action qu'une sédation momentanée.

Examen. — Mouvements actifs très limités. Le bras dépasse à peine l'angle droit avec l’axe du corps. La malade ne peut porter son bras en haut et en arrière.

Les mouvements actifs sont rapidement limités par la douleur. Toute tentative de mobilisation entraîne des craquements perceptibles à la palpation et à l'ouie.

Des points douloureux particulièrement nets sont mis en évidence, en haut sur la tête humérale, la coracoïde, en dehors, au niveau de l’acromion, en arrière, à la partie moyenne de l’épine de l’omoplate.

Traitement. — Le 15 février 1936. Les injections sont poussées au contact des points douloureux, nécessitant en tout 20 cc. de la solution anesthésique et sulfo-iodée.

Le soulagement est immédiat.

Le 18 février, la malade nous apprend que la sédation n’a pas excédé 2 jours mais que les douleurs sont beaucoup moins accentuées qu aupara. vant.

Des injections identiques sont pratiquées aux mêmes points, amenant une sédation analogue immédiate.

Le 21 février, la sédation persiste, et dans cet état, de nouvelles injections sont jugées inutiles.

La malade, revue régulièrement depuis, ne ressent plus aucune douleur, et la capacité fonctionnelle de l'articulation est entièrement récupérée.

Mme R... (42 ans), couturière.

La malade est vue pour la première fois le 10 septembre 1935. Elle se plaint de douleur spontanée, violente, au niveau de l'articulation de l'épaule droite. Jl existe une douleur provoquée par les mouvements de l'épaule, particulièrement intense lorsque le bras est ramené en haut et en arrière.

Antécédents. — La malade a été soignée en 1932 par cellulite de la région cervicale droite, en 1933, elle est opérée par le D' Chevassu qui lui pratique une néphrectomie droite.

Lors de sa première consultation, son urée sanguine atteint le chiffre de 0 gr. 68.

Examen. — Douleur provoquée à la partie externe de la fossette susépineuse, à la face antérieure de l'articulation sur la coulisse bicépitale, à la partie externe de la tête humérale.

Mouvements passifs douloureux. Une tentative pour faire exécuter au bras malade, un mouvement de circumduction, lui arrache des cris.

Le traitement est commencé dès cette première visite. Il consiste en injections intramusculaires de 10 à 15 cc. de solution anesthésiante et sulfoiodée, réparties tout autour de l'articulation, au voisinage de la capsule.

Ces injections sont renouvelées par la suite, dans les mêmes conditions, tous les deux jours.

Le résultat immédiat à la suite de chaque injection, est surprenant, et, malgré une légère réapparition des douleurs et de l’impotence fonctionnelle dans l'intervalle des séances, l'amélioration est chaque fois plus accusée.

A la 3° injection, les mouvements de circumduction deviennent activement possibles.

L'amélioration, à la 8° piqûre, est considérable, la douleur a complètement disparu, la fonction de l'articulation est revenue à la normale.

Devant la persistance des résultats, le traitement est abandonné à la 10° injection.

La recherche de l'urée sanguine montre à ce moment, un chiffre de

0 gr. 28.

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