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serrée de l'articulation, des douleurs excessivement vives à toutes tentatives de mobilisation du bras.
Deux semaines de traitement par les rayons infra rouges et des massages, auraient amené une légère amélioration.
Examen. — Lorsque nous sommes amenés à la voir, elle présente une ankylose lâche de son articulation scapulo-humérale droite, des points douloureux siégeant à la partie antérieure de l'articulation, que la palpation réveille aisément.
Traitement. — Le 15 novembre, des injections de la solution anesthésiante et sulfo-iodée périarticulaires sont pratiquées aux points les plus douloureux, à la dose de 15 cc. et renouvelées 3 fois par semaine.
Progressivement, les douleurs spontanées s’atténuent, et chaque jour, la masseuse constate une augmentation de l'étendue des mouvements du bras, l’omoplate étant fixée.
À la 6° séance, il n’existe plus qu’une limitation de la rotation externe et de l'élévation, qui, cependant, va en diminuant, car on peut déjà exagérer les mouvements, sans réveiller des douleurs intolérables comme au début du traitement.
L'état général, par ailleurs, s’améliore beaucoup.
A la 12° injection, devant la persistance de l'amélioration, devant la disparition totale des douleurs, et le retour à la normale de la fonction articulaire, le traitement est arrêté.
La malade est revue un mois plus tard, et l’on constate la guérison qui peut être considérée comme définitive.
Mme C... (35 ans).
La malade se fracture, le 11 juin 1935, la tête huménale. Elle est immobilisée pendant 18 jours, à la suite desquels on constate une ankylose relativement serrée de son articulation, avec douleurs vives irradiant dans le bras.
Des traitements variés se succèdent pour essayer de vaincre cette ankylose. C'est ainsi que l’on tente d'obtenir une amélioration avec des applications de Rayons X., d'ondes courtes, de rayons infra rouges, des massages, de la mécanothérapie.
Les résultats en sont peu appréciables; seuls les Rayons X. et la mécanothérapie paraissent entraîner une amélioration, encore insuffisante cependant de l'élément douleur.
La malade est vue par nous le 10 octobre.
Antécédents. — L'examen révèle une ankylose serrée. L'omoplate est entraînée dans tous les mouvements imprimés au bras — des points douloureux qu'une palpation précise parvient à localiser à la face antérieure et à la face externe de la tête humérale — une atrophie deltoïerne assez marquée déjà.
Traitement. — Jusqu'au 2 novembre, la malade a subi 9 séances d’injections périarticulaires, à raison de 3 par semaine, chaque séance comprenant 3 injections périarticulaires locales, pratiquées aux points douloureux déterminés par la palpation. À chaque séance, 15 à 20 cc. de solution anesthésiante et sulfo-iodée sont ainsi injectés.
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La douleur a complètement disparu, l'ankylose a pu être vaincue, et la masseuse a constaté, dès les premières injections, la facilité chaque fois plus grande avec laquelle la mobilisation pouvait être pratiquée.
T... Albert (32 ans).
Vient consulter pour une douleur siégeant à la partie antérieure de l’articulation de l'épaule droite. Cette douleur est particulièrement vive, lors des mouvements exécutés par l'articulation.
Antécédents. — En 1924, le sujet aurait eu une affection rhumatismale aigüe caractérisée par des atteintes polyarticulaires successives: genou, coude, épaules. Les arthrites auraient été caractérisées par des douleurs, de l’impotence fonctionnelle absolue, de la rougeur et de l’œdème du tégument périarticulaire. Chaque poussée articulaire aurait été accompagnée d'une poussée fébrile élevée. Leur amélioration serait survenue à la suite d'injection de néo Dmégon. Aucune atteinte cardiaque n'aurait été constatée.
Depuis, il persiste, au niveau de l'épaule droite, des douleurs vives et une limitation des mouvements contre lesquelles la diathermie s’st avérée impuissante.
Examen. — L'aspect externe de l'articulation paraît normal. Il existe une appréciable limitation des mouvements actifs et passifs. La rotation externe du bras droit, entraîne une douleur vive à la face antérieure des articulations de l'épaule.
Aucune lésion cardiaque. Les autres articulations ne présentent rien de particulier.
Traitement. — 10 séances d'injections locales périarticulaires sont pratiquées à raison d'une séance tous les deux jours du 21 novembre au 12 décembre.
À chaque séance, la solution anesthésiante et sulfo-iodée est portée au contact des points douloureux que présente l'épaule.
Le malade est revu pour la dernière fois le 15 décembre. Les douleurs ont complètement disparu. La capacité fonctionnelle est totalement et intégralement récupérée.
Mme G... (40 ans).
La malade vient nous consulter pour une douleur tenace, siégeant au niveau de l'articulation lombaire et de la fossette iléo-sacro-lombaire, dont le début, que ne peut préciser la malade, remonte à « des mois ».
Antécédents. — Tous les traitements habituels ont été essayés ; aucun n’a amené aucune amélioration durable; les traitements physiothérapiques ont échoué, comme les différents traitements médicamenteux que la malade à tenté. er
Le 31 octobre. — Lors de sa première consultation, une injection locale de 20 cc. de solution anesthésiante sulfo-iodée, déposée suivant la technique de BARRE, dans l’espace iléo-transverso-lombaire, entraîne immédiatement une disparition complète des douleurs. |
Le 3 novembre. — Nous apprenons que la disparition de la douleur n’a pas excédé 2 jours, mais que sa manifestation actuelle est nettement moins
intense.
2 injections sont pratiquées de nouveau :
1° Dans la masse sacro-lombaire.
2° Dans la fossette iléo-transverso-lombaire.
Là encore, une disparition immédiate de la douleur, soulage instantanément la malade.
Le 5 novembre. — La douleur est franchement moins vive, mais la disparition complète n'a pas encore excédé 2 jours. c
Nous pratiquons une nouvelle injection de 10 cc. dans la fossette iléotransverso-lombaire, à laquelle nous associons une injection de 15 cc. par voie épidurale.
Le 9 novembre. — L'amélioration a persisté; la malade reconnaît spontanément qu'il y a des mois qu'elle ne s’est sentie aussi bien. « C’est de tous les traitements, celui qui s’est montré le plus efficace jusqu'à présent ».
Une dernière injection épidurale de 10 cc. est pratiquée.
L'état de la malade, revue le 21 novembre, puis le 5 décembre, est satisfaisant, au point qu'aucune autre injection n’a été nécessaire.
Mme S... (55 ans).
La malade vient consulter le 12 octobre, pour une névralgie du membre inférieur gauche à type de sciatique accompagnée de douleur à type de coccydinie.
Antécédents. — Les phénomènes sciatalgiques remontent à quelques mois, et ont suivi les algies coccygiennes qui remontent à 10 mois.
Les différents traitements, dont l'application de liniments, de cataplasmes, l'absorption d’analgésique, n'ont pas donné les résultats attendus.
Examen. — La marche est pénible et douloureuse, la malade avance à petits pas, appuyée sur l'épaule de sa fille.
La station assise est quasi-impossible, tant elle réveille de violentes douleurs au niveau du coccyx.
La recherche des points de VALLEIX par la palpation les montre presque au complet. La recherche de la douleur par élongation du tronc du sciatique, suivant la manœuvre de LASEGUE est très positive, la flexion de la cuisse est arrêtée dès le début de la tentative.
La palpation du coccyx est excessivement douloureuse.
Le traitement débute ce jour même, et va se poursuivre à raison de deux séances par semaine, où sont pratiquées des injections locales de 20 ce. de la solution anesthésiante et sulfo-iodée réparties :
1° A la pointe et le long des bords du sciatique.
2° Sur le trajet du tronc du sciatique, dans le quadrilatère iléosacro-vertébro-transversaire dans la gouttière ischio-trochantérienne, à la face postérieure de la cuisse.
L'effet est immédiat, mais la douleur reparaît le lendemain, quoique moins intense.
A la 4° séance, l'amélioration persiste dans l'intervalle.
A la 5° séance, on associe une injection épidurale aux injections habituellement pratiquées.
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Nous avons eu l’heureuse surprise de constater, la fois suivante, que la malade :
1° Vient seule à la consultation, sans boîter. 2° Elle ne souffre presque plus.
3° La station assise est demeurée possible sans douleur.
Des injections analogues, épidurales et intramusculaires, sont renouvelées, et 4 séances identiques sont nécessaires pour amener un résultat définitif chez cette femme qui souffrait depuis 10 mois.
La marche est devenue absolument normale, indolore, aisée, possible sans aide. Les douleurs coccygiennes n'ont plus jamais reparu; la malade peut garder aussi longtemps qu'elle le désire, la position assise.
M. K... (30 ans), peintre en bâtiment.
Vient à la consultation pour des douleurs dans les jambes, à fype de sciatique, durant depuis très longtemps, et faisant partie d’une série de douleurs qui intéressent un certain nombre d'articulations : genoux : hanche droite, et même les poignets.
Examen. — Membre inférieur droit; les points douloureux fessiers, trochantériens fémoraux de la série de Valleix, sont très nets. Le malade accuse, en outre, une douleur en pleine masse musculaire du mollet.
Membre inférieur gauche : Les points douloureux fessiers et trochantériens, sont plus marqués que les autres.
La douleur à l’élongation du nerf par la manœuvre de LASEGUE, est aussi nette à droite qu'à gauche.
La douleur gêne la marche, et la gêne fonctionnelle prédomine au membre inférieur droit.
Les douleurs articulaires sont accusées surtout au genou droit, et leur intensité présente un caractère d'être à paroxystique nocturne.
Les sédatifs habituels auxquels le malade a demandé le soulagement de sa douleur, sont restés sans action persistante.
Le 2 novembre. — Nous pratiquons une injection épidurale de 20 cc. de notre solution anesthésique et sulfo-iodée.
Le 5 novembre. — Le malade est revu; la marche s'est considérablement
améliorée, les douleurs sont moins intenses, mais persistent, bien qu'atténuées à droite.
Deux injections intramusculaires sont pratiquées :
— Une dans la fossette sacro-lombaire.
— Une dans le mollet.
Le 9 novembre. — L'amélioration est notable. La démarche est redevenue normale; les douleurs des membres inférieurs ont disparu. Il persiste une douleur au niveau de l'articulation tibiotarsienne.
Deux injections latérales sont pratiquées de chaque côté de cette articu-
lation.
Le 14 novembre. — L'amélioration a persisté. Les douleurs n'ont pas
reparu. Le traitement est achevé. , Il est à noter que la malade a pu continuer son travail pendant toute la
durée de son traitement.
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P... Gustave (61 ans).
Le malade se présente à nous, parce qu’il souffre le long du bord postérieur de l’omoplate — des deux côtés, — le début des douleurs remonte à 4 mois, elles ont été en s'exagérant progressivement.
Antécédents. — Le malade ne présente rien d’important à signaler.
Examen. — L'appareil pulmonaire ne présente rien d'anormal.
La palpation vertébrale réveille de chaque côté, une douleur qui peut être suivie le long de l’espace intercostal correspondant. La douleur présente son maximum d'intensité sur le bord interne de l’omoplate.
Les douleurs spontanées très vives, obligent le malade à prendre de l'aspirine, dont il absorbe régulièrement par jour, deux cachets à O gr. 50.
Le 5 octobre. — 40 cc. de la solution anesthésiante et sulfo-iodée sont déposés le long du bord interne de l’omoplate droite, et contre le gril costal.
Le 10 octobre. — L'amélioration du côté droit, a été remarquable pendant 3 jours, puis elle a reparu, mais tellement moins violente que le malade a pu se passer de l’aspirine. Du côté gauche, où il n'y a pas eu d'injection, la douleur persiste, inchangée.
20 cc. de la solution sont déposés le long du bord interne de l’omoplate, de chaque côté.
Le 12 octobre. L'amélioration est très nette, l’accalmie immédiate qui a suivi les dernières injections, a persisté, un peu moins du côté droit.
On injecte 20 cc. le long du bord interne de l’omoplate droite.
On injecte 10 cc. le long du bord interne de l’omoplate gauche.
Le 17 octobre. — Même amélioration, mais qui semble persister dans les Jours qui suivent les injections. Les mêmes injections sont pratiquées. Le 24 octobre. — La douleur à gauche a complètement disparu; à
droite, elle est insignifiante.
Pour compléter le résultat, nous pratiquons 3 injections étagées paravertébrales, en regard du bord interne de l’omoplate droite.
Le 31 octobre. — Le malade est revu. La douleur a complètement disparu et l’état du sujet ne nécessite plus de nouvelles injections.
Le malade est revu le 10 novembre, la guérison est complète.
M. P... Pierre (44 ans).
Vient consulter le 10 octobre, pour des douleurs siégeant au niveau de la colonne lombaire bilatérale, dont les paroxysmes noctumes insupportables le conduisent à venir nous consulter.
Antécédents. — Rien de particulier à signaler.
Examen. — Le malade présente, à la palpation, une douleur siégeant de part et d'autre de la colonne vertébrale, à la hauteur de la 3° vertèbre lombaire. Cette douleur provoquée, s'accompagne d’une contracture très marquée des masses musculaires sacro-lombaires à ce niveau, dont les reliefs se diminuent sous la peau.
Les mouvements de la colonne vertébrale sont gênés, et la douleur limite les mouvements que l’on tente de faire accomplir au malade.
Une radiographie de flexion du rachis montre des lésions de rhumatisme
vertébral, dont la constatation permet d'éliminer sur une fracture, sur un mal de Pott.