‹ Traitement Moderne des Fissures AnalesChapitre 11 sur 21 · L’'ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

L’'ANESTHÉSIE

L’anesthésie générale est inutile.

k On a le choix entre l’anesthésie locale et l’anesthée Es | sie épidurale.

. 1) Anesthésie épidurale.

Celle-ci présente des avantages certains.

L'opération demeure absolument indolore et on évite presque à coup sûr les réactions inflammatoires postopératoires dues à-l’anesthésie locale. Dans les fissures profondes recouvertes de grosses marisques avec possilité de petit trajet fistuleux elle permet, par l’atonie sphinctérienne provoquée, de pratiquer les résections nécessaires sans aucune douleur, c'est vraiment l’anesthésie de choix.

Mais elle n’est pas toujours possible TES | chez les sujets adipeux ou porteurs d’une malformation osseuse.

— 28e— LARMES

Après repérage des deux tubercules sacrés postérieurs et inférieurs avec l’index et le médius gauche, nous remontons avec l'index droit le long de la face postérieure sacrée jusqu’à sentir une petite dépression située à quelques millimètres au-dessous d’une horizontale réunissant les tubercules sacrés déjà repérés. C’est là que nous enfoncerons notre aiguille (aiguille à P. L. ordinaire) d’abord verticalement jusqu'au contact osseux, puis obliquement en haut en rasant l'os. Après avoir exercé une certaine pression, on a soudain l’im- < pression que l'aiguille se meut dans un espace assez j libre et qu’elle demeure relativement mobile. L'espace épidural est atteint et l'aiguille forme avec le pian dorsal un angle d'environ 30 degrés. Après avoir vérifié a avec une seringue qu'aucune goutte de L. C. R. ne sourd re à l’extérieur, on injecte avec une certaine lenteur (40 L à 60 cce3) le mélange suivant

Novocaine : 0,60.

ns Adrénaline 1 % :7 gouttes.

Ce: Eau distillée : 10 cc3.

+ Et :

Bicarbonate de soude : 0 g. 15. 2 f Chlorure de sodium : 0 g. 10. | | Eau distillée : 20 cc3.

Nous demandons ensuite au patient de demeurer a

o minutes assis les jambes pendantes, puis allongé 15 k

minutes ; au bout de 20 minutes l’anesthésie est obtenue

et dure une heure environ, c'est-à-dire très largement

le temps nécessaire à l'intervention.

Sur 310 malades opérés nous avons noté 4 accidents :

2 présentèrent dès l’injection des phénomènes d’excita-

tion à type d'ivresse novocaïnique qui cédèrent en 10.

minutes et n’empêchèrent nullement l'intervention. L'un

était un éthylique notoire, l’autre une jeune femme

grande angoisse.

Une fois, le malade ayant bougé pendant l’injection, l’aiguille dut s’enfoncer davantage et le liquide anesthésique dut atteindre les espaces sus-arachnoï- diens. Il en résulta une paraplégie transitoire qui dut faire hospitaliser le malade 24 heures — sans autre dommage —

Enfin signalons un cas de mort chez un Donne de

68 ans, mort qui survint 30 minutes après la fin de l’intervention, sans cause bien nette. |

Là Depuis nous ne pratiquons plus l’épidurale chez les RE sujets dépassant 60 ans (et cependant les urologues la

pratiquent chaque jour pour leur résection prostatique,

opération qui n’est pas d’habitude l’apanage des jou- __ venceaux). -

En) Anesthésie locale.

__ L’anesthésie locale se pratique avec une solution __ de novocaïne à 1 %. L’anesthésie est plus rapidement obtenue avec la Dunacaïne (RACHET). Elle se fait en deux temps : l’index gauche dans le rectum, on anesthésie le sphincter en injectant 5 cc3 de chaque côté de la ligne médiane à 15 mm. de la ligne médiane, à une profondeur de 3 à 4 centimètres — avec une seringue + de Labat — et une aiguille intramusculaire ordinaire. On complète ensuite par des injections péri et sus-fis- __ suraires pour l’anesthésie des plans superficiels. Ces dif- férentes injections qu’il faut parfois renouveler au cours de l’intervention, ne laissent pas d’être assez désagréables. D'autre part, plus on injecte de novocaïne, plus on s’expose aux réactions inflammatoires post-opératoires. Il y a donc pour régler les injections, un juste milieu à observer qui dépend de l’étendue de l’exérèse et surtout de la sensibilité du malade.

Page 1