‹ Traitement Moderne des Fissures AnalesChapitre 9 sur 21 · HE · texte numérisé non relu

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C’est MACHLINE, à Saratov, qui injecte 1/10 à 1/4 de ce3 de la formule suivante :

Bichlorhydrate de quinine ...... 7,2 Urée: pure 2: 25308 2 ER Re 1 C2 au distillée Q SR Ame 164 fr

une à quatre piqûres suffisent et sur 143 malades l’au- 4 teur ne note que 10 échecs, reconnaissant en outre que dans 2 cas d’ulcère atone, malgré la disparition de la

douleur, la cicatrisation n’a jamais pu être obtenue; à

C’est SICARD qui, après 2 ou 3 cc3 de novocaïine propose d’injecter sous le trajet de la fissure 1 ce3 d’alcool à 40°; | N s

C’est LEIBOVICI qui se contente d’une injection de ei 10 à 15 cc3 de novocaïne à 1 %, sous la fissure également, anesthésiant toute ia moitié postérieure du canal anal; enfin c’est DENK de Vienne, qui propose une solution analogue à celle employée par HENNINGER pour ‘ le traitement des hémorroïdes. 2

Dextrosetr. ER ot RUE 2 Glycérine bi-distillée additionnée de 10 % d’eau distillée Q. S. 100 g. “ il se sert d’une seringue à injecter les gouttes telles que celles de BARTHÉLÉMY ou de KIRSCHEN. Après anesthésie préalable, il fait l'injection au niveau de l'extrémité externe (cutanée) de la fissure. L’aiguille pénètre En | lèlement au trajet fissuraire, à environ 1/4 de em. audessus de celle-ci : 2 gouttes profondément dans la : région correspondant à l'extrémité interne de la fissure, 2 gouttes sous la partie moyenne et 2 autres gouttes près de l'extrémité externe de la fissure.

Tous ces traitements ont pour but de rompre 50 réflexe qui a son point de départ dans l'érosion ou l’ulcération de la commissure postérieure de l’anus et qui 1 se réfléchit sous forme de sphincteralgie douloureuse.

Actuellement au centre de Proctologie de Pôpital Saint-Antoine nous utilisons exclusivement la solution

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préconisée en 1939 par CAIN, Alf. BENSAUDE et LÉON : Chlorydrate d’histamine : deux dixièmes de milligramme.

Novocaïne : 25 milligrammes. |, Eau distillée Q. S. : 5 cc3 en 1 ampoule, et la technique est la suivante :

Après désinfection cutanée : 1°) quelques gouttes dans le sphincter de part et d'autre de la ligne médiane et en dehors de ja fissure;

2°) puis, infiltration du tissu cellulaire sous-fissuraire, en poussant l'injection jusqu’au raphé médian;

3°) enfin, infiltration intra-dermique périfissuraire et injection de la solution dans les plans superficiels de l’ulcération.

L’adjonction de l’histamine à la novocaïne renforce: et surtout prolonge l'effet anaigésique. Si parfois une

seule injection suffit, il faut souvent en refaire d’autres

à une semaine d'intervalle, sans cependant dépasser quatre ou cinq; mais l’action n’est que temporaire en cas de fissure compliquée : décollements latéraux, petite fistule, polypes, hémorroïde sentinelle, qui entretiennent la fissure ou la font récidiver; tout naturellement alors on sera amené à la méthode vraiment radicale : la diathermo-coagulation monopolaire.

Nous mettons à part les anesthésies huileuses.

Dans un article de la Presse Médicale, en 1935, KR. BENSAUDE propose un mélange huileux pour l’anesthésie prolongée des fissures anales. A la formule trop onéreuse de YEOMANS :

Benzoate de benzocaïne ...... 5 g.

Alcool phénylméthylique . D g.

Huile d'amandes douces ...... 90 g.

il préfère la solution suivante préparée suivant la formule de HIRSCH :

Anesthéaine, ss AS 4 g. LE S

Aminobenzoate de butine (buté- es

RECU C1 ERP ET SE A 1g |

Alcool benzylique A ARE o g.

Novocaïne basique ............ 0 g.

Huile d'amandes douces Q. S. .. 100 cc3 Après désinfection locale, BENSAUDE injecte d'abord

en éventail, dans le sillon ano-coccygien, à 2 cm. de : +;

l’anus, 5 ce3 de novo. à 1 %, puis 3’ après, le doigt étant mis dans l’anus, 5 à 10 ec3 de la solution hui- se

leuse, au même point et de la même manière, avec une

seringue de Labat. Il faut employer des aiguilles de 5

à 6 cm. de long et d’un calibre de 9/10 de mm.; on doit

faire chauffer au préalable seringue et ampoule et injec-

ter goutte à goutte.

La lenteur de la résorption huileuse (huit jours envi-. Te ron) entraîne une anesthésie nettement plus prolongée ë ve que les solutions aqueuses (novocaïne, histamine, quinine-urée...) cette injection pouvant être aisément répétée; ce pendant la fissure a le temps de se cicatriser mais l'injection de solutions huileuses n’est pas sans $ 4 inconvénient : dès avant la guerre BENSAUDE avait rap porté quelques abcédations post-huileuses; CAIN, Hiz- LEMAND et MOUTIER avaient cru de ce fait devoir aban- ve s donner la méthode. LA A la Société de Gastro-entérologie PÉRIER a Pr Ck:

récemment trois observations d'abcès dont deux durent subir une intervention relativement importante. ‘s ‘4

Cependant RACHET et BUSSON demeurent fidèles à : È cette méthode dont ils n'ont qu’à se louer et estiment Si avec ARNOUX qu'il faut faire jouer un rôle à une mauvaise série d’ampoules de fabrication défectueuse. D

En tout cas, il est prudent de prévenir le malade aqua = risque encouru. : <20

En pratique, si la fissure ne cède pas TPM aux injections anesthésiantes mieux vaut les opérer.

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VI. — Les premières publications sur la méthode de DARSONVAL ont trait à la cure des hémorroïdes et proviennent de l'étranger. ALAMELLA, de Cuba (1916), WARING (1923), JAMES (1924).

En France, DURAND-BOISLEARD, MARCHAND, CASTEX, COTTE, BENSAUDE, CAIN, utilisent la diathermo-coagulation jusque-là réservée à la dermatologie, pour le traitement des affections ano-rectales.

En 1928, RACHET et FERRIER conseillent la diathermie Mménopolaire pour éviter les réactions post-opératoires, et dans ia thèse de LEMAIRE (Paris, 1939), RACHET expose sa méthode basée sur la coagulation plus que sur la section.

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