V. — A côté de ces méthodes électriques, les injec
"34 tions péri-fissuraires occupent depuis vingt ans une place prépondérante. L'initiative en revient à CAIN qui, en 1921, songea à utiliser l’action analgésiante de l’in- jection de chlorhydrate de quinine et d’urée dans le traitement des fissures anales : « l’exsudation fibrineuse locale que détermine la quinine-urée devait isoler l’ul- “ cération fissuraire des plans sous-jacents et la production secondaire de fibrose n’en pouvait que favoriser la cicatrisation. ».
. La technique d’abord employée fut abandonnée en France à cause des vives réactions douloureuses qu’elle provoqua. Cependant, elle fut améliorée sans doute par les travaux des auteurs anglo-saxons, GABRIEL, BALD- “WIN, SYNNOTT, Car, en 1926, au congrès de la société de Proctologie américaine, A.-B. GRAHAM rapporte 771% __ d'améliorations sur 128 cas et en 1930, YEOMANS, dans 3 son livre, affirme 70 % de succès sur une expérience de deux années. À la même date R. BENSAUDE, A. CAIN et J.-A. LIiÈèvRE, ont, sur 21 cas, 11 succès complets seulement.
Le principe des injections péri-fissuraires étant bien
a LES 1 PRET.