‹ Traitement opératoire des fractures: Technique de LambotteChapitre 15 sur 17 · APS · texte numérisé non relu

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maxillaire inférieur, nous utilisons une plaque ordinaire à laquelle nous parvenons à donner la courbure du maxillaire inférieur. Nous maintenons les fragments et la plaque en contact au moyen du davier fixateur coudé.

On fore des trous dans le tissu osseux et l’on visse la plaque. On pourra remarquer sur la radiographie que le vissage est imparfait, étant donné l'outillage défectueux mis à notre disposition. Néanmoins, la coaptation est parfaite.

La réfection du plancher buccal est effectuée. On suture la section labiale et l’on draine au moyen d’une mèche qui ressort au niveau de la région sus-hyoïdienne. Suites opératoires normales. La mastication peut s’effectuer le lendemain de l'opération. Réunion par première intention, à part une fistulette. Le malade sort guéri vers la fin juin, au bout d'une hospitalisation de quinze jours.

Il nous revient le 13 mars 1917 et nous extirpons, sous anesthésie locale, la plaque et les vis que le maladé a parfaitement tolérés. Malgré une légère infection, la restauration est parfaite. La consolidation de la mâchoire inférieure, malgré une perte de substance osseuse consécutive au traumatisme, est absolue. SUR :

Le délabrement considérable provoqué par le traumatisme, l'absence de dents pouvant permettre l'emploi des pièces intra-buccales et surtout le grand déplacement légitimaient le traitement opératoire.

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Observation II

Fracture du tibia. Vissage et ligature

Fais

L..., 32 ans, acrobate dans un music-hall. Au cours d'une représentation au music-hall, cet homme fait une chute et se fracture le tibia gauche, à l'union du tiers, inférieur et du tiers moyen.

Pas de fracture du péroné.

Nous reproduisons schématiquement le résultat de la radiographie, on y remarque le chevauchement considérable et l’obliquité de la fracture L'œdème du membre est considérable, il existe de nombreuses phlyctènes séro-sanguinolentes. La réduction est jugée impossible ; nous proposons l'intervention sanglante au -blessé qui l'accepter * k

Opération le 23 mars 1917, dix jours après l'entrée du malade à l'hôpital. Les jours qui précédent l'intervention sontutilisés à la préparation des téguments.

Hémostase préventive ; incision de 15 centimètres et menée un peu au dedans de la crête tibiale difficilement perceptible. Le fragment supérieur est facilement accessible étant superficiel, on le dépérioste et on le luxe afin de découvrir le fragment inférieur situé en arrière et remonté. Onle dépérioste à son tour et on parvient à le mobiliser et à le saisir au moyen du davier droit. On obtient la réduction en exerçant des tractions au niveau du cou-de-pied. Les deux fragments sont alors mis en contact intime et immobilisés provisoirement au moyen du davier fixateur coudé.

Ostéo-synthèse. - L'obliquité du trait de fracture est une

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indication au vissage et à la ligature. La réduction est maintenue au moyen du davier de Lambotte ; au moyende l'aiguille courbe de Doyen, on parvient à passer deux fils d'argent tout autour de los. On les noue, une vis est enfoncée en pleine diaphyse afin de consolider la coaptation.

La réduction est intégrale. Suture de la peau sans drainage.

Suites opéraloiree. — Au quatrième jour, on constate une légère collection superficielle que l’on ouvre. Le malade commence à marcher un mois après: l'inlervention. Il sort guéri le 17 mai, présentant une très légère claudication provoquée par de l’ankylose tibio-tarsienne.

Observation III

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D... Gabriel, 37 ans, maître de chantier.

À la suite d’une chute, ce malade se fracture la jambe gauche au tiers inférieur. <

Ainsi que le montre la radiographie, on constate une fracture oblique du tibia en V, en bec de flûte, avec déplacement extrêmement accusé. La réduction est jugée impossible. :

Intervention le 25 avril 1917, dix jours après l'entrée du malade à l'hôpital. Hémoslase préventive au moyen du tube d'Esmarch. Anesthésie générale à l’éther. Incision le long et en dedans de la crête tibiale de 15 centimètres. Les deux fragments osseux sont dépériostés, saïsis au moyen de daviers droits, et, après quelques tracions, on obtient la réduction que l'on maintient provisoirement au moyen du davier coudé.

Ostéo-synthèse proprement dite. Nous avons eu recours au fixateur externe de Lambotte et avons utilisé le petit modèle. On monte une fiche sur le perforateur, on la présente perpendiculairement à l'os. au milieu de la face interne ; en actionnant la manivelle, la fiche pénètre en pleine épiphyse inférieure ; on substitue alors au perforateur la clef de serrage et l'on donne quelques tours de vis. La seconde fiche est enfoncée à 4 centimètres au-dessus de la précédente. Les deux autres fiches sont enfoncées de la même façon et parallèlement toutes les unes aux autres et à égale distance dans le fragment supérieur. |

Toutes ces manœuvres sont effectuées sans déplacement des fragments, grâce au davier coudé qui maintient la coaptation pendant le travail de forage.

Les fiches se dressent ainsi verticalement à 4 centimètres les unes des autres et dans un même plan vertical, c’est là une précaution indispensable.

Les quatre fiches étant placées et solidement vissées dans l'os, on enlève leur écrou supérieur et on abaisse le plus possible l'inférieur. On place les quatre pièces de raccordement, puis on glisse le tuteur dans les bagues. Le tuteur entre sans aucun effort. On procède alors au serrage de tous les écrous à bloc avec la clef anglaise.

Le davier fixaleur est désarticulé sur place et enlevé

Suture de la plaie sans drainage.

Suites opératoires normales. Réunion par première intention. |

Le quinzième jour qui suit l'intervention, le malade se lève et se tient dans la position verticale sans éprouver la moindre douleur. ‘L'appareil est enlevé en quarante jours, et le malade sort, le 13 juin 1917, sans présenter aucune claudication.

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