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Mon père fut mon premier maitre. Il dirigea le début de mes études médicales ; il quida mes premiers, pas à l'hôpital ; depuis, ses conseils el son exemple furent toujours pour mot des auxiliaires précieux. Ce n'est pas tout. Il sut. éveiller à temps la curiosité de mon esprit; il cultiva chez moi le goût des. belles choses et, pour compléter mon éducation, il me fitpartager ses meillaures
émotions artistiques. En art, comme en médecine, il fut mon iniliateur : le meilleur de ce que je sais, c’est à lui que je le dois. Aussi, c'est pour moi une douce satisfaction de lui témoigner, à la première pagé de ma Thèse, ma profonde affection et toute ma reconnaissance.
M. le professeur Caarpy m'enseigna l'anatomie; il voulut bien m'accueilhr dans son laboratoire, où j'ai disséqué pendant deux années et, à ce contact de’ chaque jour, j'ai pu apprécier la science et l'esprit d'un tel maître; ces heures. de travail, entrecoupées de causeries, restent gravées parmi mes meilleurs souventrs. Depuis, me traitant en ami bien plus qu'en élève, il n'a cessé de mani- {ester l'intérêt qu il portait à mes études etne m'a pas ménagé ses conseils. Je suis heureux de pouvoir le remercier ici et l'assurer de mon sincère attachement.
J'ai eu l'honneur d'être, pendant un an, l'interne de M. le professeur Lan- NELONGUE ; j'ai passé dans son service des Enfants-Malades ma meilleure année d’internat. J'ai encore présentes à la mémoire ses leçons cliniques de chaque matin, dans lesquelles j'ai si souvent admiré son habileté et son art à examiner les petits malades ; je ferai tous mes efforts, dans ma carrière, pour m’inspirer d'un tel enseignement. M. le professeur Lannelongue a bien voulu reporter sur moi un peu de l'amitié déjà ancienne qu’il a pour mon père ; il me fait,en outre, le grand honneur d'accepter la présidence de cette Thèse. Je le prie de croire à ma respectueuse reconnaissance. *
M. le professeur agrégé MaRFAN a bien voulu m'accueillir dans son service des Enfants-Malades Eomme moniteur de tubage et de trachéotomie ; je le remercie de cette marque de confiance. Mais je garde surtout un souvenir ému des soins si éclairés qu'il m'a prodigués au cours d'une récente atteinte de diphtérie contraclée pendant mon monitoriat ; je suis heureux de cetle occasion qui me permet de lui témoigner ma sincère et très vive gratitude.
Enfin, je n'aurais garde d'oublier mes premiers maîtres de la Faculté de médecine de Toulouse : MM. les professeurs ABELOUS, JEANNEL, TAPIE el Tour- NEUX, qui, avec la plus grande complaisance, ont tout fait pour me faciliter les débuts de mes études médicales.
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