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cilement évitées par une bonne technique. S’abstenir de tout lien circulaire, adhésif ou simple bande, au niveau du tiers inférieur de la jambe.
Ce procédé combiné à l’incision préconisée par Cadenat, doit réaliser les conditions parfaites de drainage et d’immobilisation. C’est à cette technique que nous nous arrêtons.
Toutefois, dans la période pré-opératoire, période d'attente et de surveillance, nous préférons l’extension continue en rectitude, car seule elle permet l’examen facile de la hanche dans une position qui nous est familière.
Indications thérapeutiques.
Ce chapitre ne sera qu’un résumé de ce que nous avons longuement exposé au cours de cette étude.
L'ostéomyélite aiguë de la hanche ne nécessite pas une intervention d'urgence.
Par intervention d’urgence, il faut entendre lintervention pratiquée dès l’apparition des premiers symptômes et non l'intervention précipitée après une évolution déjà longue, en présence de lésions avancées.
De nombreuses raisons s’opposent à cette intervention d’urgence.
En quelques heures des lésions importantes n’ont pas le temps de se constituer. On s’expose à faire une intervention inutile et dangereuse.
Inutile, car des ostéomyélites à résolution sponta-
née peuvent fort bien débuter avec toutes les apparences d’une forme sérieuse.
Dangereuse, car on s’expose à opérer en période de septicémie.
Si l’on est appelé à examiner une ostéomyélite aiguë de la hanche dans les premières heures, on temporisera donc en instituant un traitement d'attente :
— extension continue en rectitude appliquée sur les deux membres inférieurs, pour réaliser une immobilisation suffisamment efficace.
Nous avons pour habitude de lui adjoindre la vaccinothérapie, polyvalente dans l'ignorance où nous sommes de la nature du germe.
L'évolution décidera de la meilleure mesure thérapeutique.
Dans les formes septicémiques on s’abstiendra de toute intervention locale, on instituera une thérapeutique médicale, nous en laissons le libre choix au goût de chacun, dans l’impossibilité où nous sommes actuellement d'indiquer la meilleure. Il y a intérêt à changer les thérapeutiques adoptées en cas d’échec.
Dans les formes septico-pyohémiques, la thérapeutique médicale demeure l'essentiel du traitement pendant la période active de l’infection. Des interventions peuvent toutefois devenir nécessaires.
Nous ne pouvons mieux résumer leurs indications, qu’en citant ce passage d’un article récent de Huc et Brisard :
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KÇQ
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« Doit-on opérer, où opérer en présence de multiples foyers? Difficile et angoissant problème. Malgré tout on est tenté d’agir chirurgicalement, par éducation d’abord quand on voit apparaître un foyer comme celui de la hanche, et aussi, il faut bien l’avouer, à cause d’un certain scepticisme sur l’efficacité de la chimiothérapie et de la vaccinothérapie. « L'expérience et les statistiques intégrales montrent cependant qu’il vaut mieux, si possible, s'abstenir d’actes chirurgicaux pendant la période septicémique.
« S’il y a des foyers osseux avec du pus, même dans une hanche, il faut les vider par des ponctions ou de petites incisions, sous anesthésie locale et non générale. Autant qu’on puisse le dire dans des affections aussi complexes, et dont l’analyse des éléments aggravants est si difficile, cette anesthésie générale semble diminuer beaucoup la résistance du sujet.
« Cependant on peut avoir la main forcée et dans certains cas l’intervention devient indispensable. En pareille occurrence il faut aller extrêmement vite, faire des opérations de 4 à 5 minutes ; de simples drainages, mais ne jamais prétendre à une opération ayant un caractère définitif.
« Dans la convalescence de la septicémie, la chirurgie reprendra tous ses droits et à l’abstention du début succèdera une période d’activité opératoire salutaire.
« On ne saurait en effet sur des organismes affai-
tou
« blis par une infection générale aussi importante, « laisser s'organiser des foyers de suppuration chro- « nique.
« Le moment exact du passage à la thérapeutique « chirurgicale doit être très discuté, car il est possi- « ble de réveiller la septicémie si on agit d’une ma- « nière trop précoce. Il y a là une limite difficile à « établir et encore à l’étude. »
Dans les formes franches aiguës.
Deux mesures s'imposent : le drainage correct et une immobilisation satisfaisante.
Nous avons déjà longuement indiqué pourquoi mécontents des procédés que nous avions utilisés, nous avons décidé d’adopter dans l’avenir l’incision postérieure type Cadenat, associée à l’extension continue au Zénith recommandée par Curtillet et Tillier.
Nous avons suffisamment insisté sur le moment le plus favorable à l'intervention. Il faut opérer après extinction de la phase de bactériémie, toute lésion locale importante ne présentant aucune tendance à la résorption spontanée. Nous avons envisagé plus haut les difficultés fréquemment rencontrées, dans la part à attribuer à chacun de ces deux facteurs : infection générale, lésion locale, dans la détermination d’un état grave.