CONCLUSIONS
1° Dans la première phase de l’ostéomyélite aiguë, qui est une période d'intoxication générale sans localisation précisée, le traitement chirurgical doit être différé pour plusieurs raisons :
a) Difficulté de fixer, d’une façon nette, le point osseux atteint quand il n’y a pas d’abcès formé ;
b) Danger d’une intervention chirurgicale pour une lésion osseuse mal précisée, lorsque celle-ci se trouve dans une région profonde et au voisinage d’une grande articulation ;
c) Crainte, lorsque l’état général est déjà fortement touché, de faire rentrer dans la circulation générale, des toxines et des produits infectieux qu'il est préfé-
rable de voir se fixer ;
2° Celle période d’hésitation, de confirmation du
SAN siège précis peut être utilement employée à faire un
abcès de fixation ;
3° Cet abcès doit être fait immédiatement avec une dose de 2 à 3 cc. d’essence de térébenthine, et sa constitution doit être sollicitée par des injections à réussite,
répélées de r cc. toutes les 36 heures jusqu el par des applications chaudes, car il s’agit d'aboutir non pas à un abcès anatomique, mais à un véritable
abcès chirurgical ;
4° Dans loutes les observations que nous avons sisnalées, l'apparition de l'abcès a coïncidé avec la diminution progressive et la disparition des phéno-
mènes généraux et locaux ; b° L'abcès ne doit être ouvert que lorsque lout est
rentré dans l’ordre, en raison de l’asepticité de la suppuration, il peut être enlevé en bloc et la peau
suturée.
Fu : Le Président de la Thèse, Le Doyen, Brc+
HuGouNExQ.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 12 juin 1919.
le RECTEUR, PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ, Pour le Recteur, et par délégation, Le Vice-Président du Conseil de l’Université,
DEPÉRé.