TENDRE ET NON SUSPENDRE
dire qu'à aucun moment les pieds (ni la pointe, ni même le talon) n'abandonnent le sol.
Vous tendez et tirez la corde de l'appareil de maintien jusque-là exclusivement. Cette formule est beaucoup plus sûre, plus bénigne et plus simple pour vous.
Sachez d'autre part que cette tension, continuée pendant les quinze à vingt minutes que vont durer la confection et la dessiccation du plâtre, suffira à vous donner une rectification appréciable de l'attitude du tronc (fi<f. 7 et 8).
Cela ne veut pas dire qu'elle nous donne la correction ou tout au moins une correction suffisante de la gibbosité — non — cette correction, nous la demanderons à la pression directe de la gibbosité, pression que nous ne commencerons à exercer qu'un ou deux jours après la confection du plâtre.
La PRESSION DIRECTE SUR LES VERTÈBRES MALADES.
Cette pression se fait par une fenêtre pratiquée dans la partie dorsale du plâtre (fig. 9), C'est seulement dans le cas d'une gibbosité très aiguë que celte fenêtre doit être ouverte dès la quin-
FiG. 9. — Le sujet est couché sur le ventre; on a découpé, au niveau de la gibbosité, une fenêtre qui dépasse de trois à quatre centimètres, dans tous les sens, retendue de la zone malade ; cette ouverture va jusqu'au jersey exclusivement ; ce dernier est coupé en croix de Saintr André et
. les quatre pans sont rabattus sur les bords de la fenêtre.
TECHNIQUE DU REDRESSEMENT
aième à la vingtième heure qui suit la confection du plâtre pour que le contact de celui-ci n'ait pas le temps de produire une écorchure sur la pointe des apophyses épineuses.
Dans tous les autres cas, il vaut mieux attendre deux ou trois jours, que le plâtre soit bien sec, pour ouvrir cette fenêtre dorsale.
Dimensions de la fenêtre. — La fenêtre doit dépasser de trois à quatre centimètres dans tous les sens l'étendue de la zone vertébrale malade. Le sujet est couché sur le ventre. Avec un couteau vous coupez le plâtre jusqu'au jersey. Le jersey est ensuite fendu en croix de Saint- André ; et les quatre pans sont rabattus en dehors de façon à garnir les bords de la fenêtre (voir fig. 9).
FiG. 10. — Fenêtre dans un petit plâtre.
Le jersey coupé, on voit apparaître nettement la gibbosité, on la voit descendre et monter â chaque mouvement respiratoire, ce qui démontre bien clairement la nécessité de cette fenêtre, non seulement pour la compression d'un mal de Pott avec gibbosité, mais aussi pour la contention d'un mal de Pott sans gibbosité si l'on veut sûrement prévenir celle-ci (fig, 10).
. Manière de faire la compression.
On enduit la peau de vaseline en dépassant les limites de la fenêtre, puis on place les petits carrés d'ouate destinés à la com-