MAL DE POTT SOUS -OCCIPITAL
nière à n'avoir pas une traction trop forte sur la tête ; une telle extension serait pénible, mal tolérée, et risquerait de donner des eschares.
Si au contraire, le sujet, légèrement pendu par la tête, demeure assis pendant toute la durée de l'application, il ne se fatiguera pas et on pourra généralement faire sécher l'appareil dans la position verticale du tronc. C'est là une bonne condition pour qu'il soit bien appliqué et produise son plein effet. Mais on peut aussi le faire sécher dans la position horizontale (voir page 65).
Lorsque la paralysie remonte jusqu'aux lombes, il pourrait se produire des eschares au niveau des tissus mal nourris du bassin si l'appareil plâtré n'était pas très correctement appliqué et s'il y avait en certains points des aspérités du plâtre ou des compressions anormales.
U est donc très important de bien étaler les bandes plâtrées et de répartir paiement la pression sur tous les points du bassin.
En outre, dans le cas d'incontinence de l'intestin et de la vessie, le plâtre se souille facilement. Il faut prendre quelques précautions pour éviter ces souillures et, de temps à autre, enlever les parties ramollies et les remplacer par quelques nouvelles bandes et quelques nouveaux carrés plâtrés. Moyennant ces précautions on arrive à conserver les appareils jusqu'à ce que cède la paralysie.
Ajoutons enfin que s'il existe des rétractions des jambes l'on y remédie par l'extension continue ou par de petits appareils plâtrés.
Mal de Pott sous-occipital.
Contrairement à l'usage nous ne consacrerons pas un chapitre spécial au traitement du mal de Pott sous-occipital.
Cela nous paraît parfaitement inutile car il n'y a rien de ce qui le concerne qui ne soit contenu dans les pages précédentes, soit comme traitement orthopédique (voir le grand appareil), soit comme traitement des abcès (voir page 84 le traitement des abcès rétropharyngiens), soit comme traitement de la paralysie.