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considère les faux germes el la rétention du délivre comme des corps devenus étrangers.
C'est cette conception de l’œuf abortif, reprise par M. Doléris, qui rend rationnelle l'intervention précoce.
Anioine Petit est plus avancé : « Quand donc absolument on ne peut pas prévenir l'avortement, il faut accoucher promptement. »
Pour Smellie, le fait seul de la rétention prolongée est un motif suffisant d'intervention.
Mauriceau pensait de même.
Du côté des chirurgiens la réserve est plus grande ; à cette époque l'infection purulente accompagnait d'ordinaire toute intervention.
Cependant Velpeau dit : &« Mais si les membranes restent après le fœtus ou l'embryon, comme elles forment la masse principale du produit, les accidents sont loin de cesser toujours. Alors on ne peut être tranquille qu'après leur expulsion complète et ce serait à tort qu'on négligerait de les extraire dès qu'il est possible de les saisir dans le vagin. »
Il est probable qu'à cette époque le nombre des interventionnistes précoces eût été plus grand, s’ils avaient été familiarisés avec la dilatation artificielle du col ; l’abaissement de l'utérus, qui rend l’intervention si aisée ; enfin et surtout s'ils avaient pu opérer en sécurité. Baudelocque pensait qu'il fallait entretenir la dilatation du col afin de pouvoir vider la matrice.
En; fin de compte l'opinion de tous ces grands
maîtres ne peut guère avoir qu’un intérêt historique, Pour parer à un mal dangereux on était obligé à cette époque de recourir à un moyen que des conditions mystérieuses, inconnues, faisaient plus dangereux encore et il faut savoir gré à Pajot d’avoir recommandé une sage expectation.
L’antisepsie, en assurant son innocuité, aurait dû, semble-t-il, faire prévaloir cette thérapeutique, qui supprime radicalement la source des accidents. Elle a, au contraire, fourni des arguments aux partisans de l’expectation, en leur donnant l'espoir de rendre l'intervention inutile.
En 1886, imitant l'exemple donné par les gynécologues étrangers depuis peu d'années, M. Doléris s’est appliqué par de nombreux mémoires et de fréquentes discussions à la Société d’obstétrique et de gynécologie de Paris, à faire adopter la pratique du curage utérin précoce contre l’endométrite septique post-partum et post-abortum en faisant remarquer qu'il serait rationnel de l’appliquer de façon préventive à la rétention placentaire, cause de cette affection.
Aujourd’hui la plupart des accoucheurs l’admettent comme traitement de l’hémorragie grave ou de l'infection avérée dès le début de ces accidents.
Il est permis de penser qu'ils ne sont pas éloignés de l’intervention pratiquée avant le début même des accidents.
Lé Dr Misrachi confesse, dans son 7raitement de l'avortement (1895, p. 226), son hésitation de la
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