INTRODUCTION
Les méthodes employées dans le traitement des fractures de jambe sont nombreuses. C’est une preuve que pas une n’est parfaite. Et, en effet, il arrive chaque année, dans les services de chirurgie, de voir d’anciennes fractures de la jambe présentant, au point de vue fonctionnel et morphologique, un résultat déplorable. Faut-il toujours, avec Marmaduke Sheild, accuser l’incapacité ou la négligence du chirurgien ? |
Loin de là, et celui qui aurait la témérité de le faire serait rapidement rappelé à la réalité par les résultats qu’il obtiendrait lui-même dans certains cas graves de fracture de jambe.
Sans doute, dans les fractures de jambe banales, à réduction facile, appareil plâtré, et même l'appareil de marche donnent d’excellents résultats. Mais il est des cas,
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loin d’être rares, où, par suite de l'intensité du traumatisme, de l’obliquité des fragments, de l’impossibilité de Ja réduction, même approximative, on a, par quelque méthode que ce soit, une guérison longue à SRE avec un résultat médiocre. A:
Cest pour ces fractures qu’en ee Roux de Brignolles proposa l’intervention ‘sanglante. M. Nélaton, son rapporteur à la Société de chirurgie, en 1894; conclut, pour les fractures de jambe, comme l’auteur du mémoire, et plusieurs chirurgiens furent du même avis.
Mais, deux ans plus tard, M. Hennequin proposait pour les fractures obliques de jambe un ingénieux appareil où, par l’extension continue, on pouvait obtenir des résultats excellents, presque sans raccourcissement; et, à la suite de la communication de M. Hennequin, M. Nélaton et les membres de la Société de chirurgie repoussèrent lintervention chirurgicale. |
Pourtant, à l'étranger, de nombreux auteurs, parmi lesquels nous citerons Ransohoff en Amérique et, surtout, Arb. Lane, à Londres, menaient de leur côté le bon combat pour lintervention sanglante dans certains cas de fractures de jambe. Lane surtout, dans de nombreux articles, de lui ou de ses élèves, se fait le champion de cette intervention. Nous aurons à le citer bien souvent au cours de ce travail, car 1l est certainement le chirurgien qui, à l’heure actuelle, possède la plus grosse expérience sur le traitement opératoire des fractures.
Aussi, prétendons-nous qu’actuellement, où la chirurgie aseptique peut être considérée comme inoffensive, aidés par la radiographie qui permet un contrôle exact de la
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réduction, nous pouvons offrir aux malades atteints de fracture de jambe grave, une guérison rapide et sûre par l’incision, le nettoyage du foyer, et la suture osseuse.
Nous étudierons d’abord les résultats obtenus par les méthodes classiques.
Puis, nous justifierons l’intervention sanglante et nous poserons ses indications.
Nous poursuivrons par l’étude du matériel et du manuel opératoires.
Enfin, nous donnerons les résultats obtenus par cette méthode.