Jorrkowirez /n Münch medicinische Wochenschrift
2, Scupper. /n Boston Medical and Surqgical Journal, mars
3. Tureer et Louser, Congrès belge de chirurgie, septembre ‘1902.
4, Murray, Lancet, 13 septembre 1902.
les résultats dans une série de 76 cas de fractures du tibia et du péroné ; 46 de ces fractures se rapportaient spécialement au tibia et au péroné ou bien aux deux à la fois; 23 malades, soit #8 pour 100,ont pu reprendre leur ancien métier ; 7 sont vite fatigués, mais ils peuvent continuer à travailler ; 7 sont très affaiblis ; 2 ont été forcésde faire un autre métier; 5 sont impotents. Ce chirurgien a pratiqué à fois la suture dont 2 fois la suture d’emblée.Devant de tels résultats on comprend que M.Murray préconise le traitement sanglant. Toutes ces statistiques prouvent done que vouloir traiter souvent par des appareils, des fractures qui réclament énergiquement l'intervention sanglante, c'est persister dans une erreur qui sera préjudiciable au malade et dont toutes les responsabilités peuvent vous incomber. Les procédés classiques donnent le plus souvent des résultats parfaits : c'est certain ; mais de là à conclure qu'ils peuvent et doivent être appliqués dans tous les cas, il y à un abime. Le nombre des infirmes est trop grand pour qu'aujourd'hui encore, devant des indications formelles, nous hésitions à ouvrir un foyer de fracture, Des statistiques, certaines et justes, entourées de toutes les garanties possibles, failes avee des soins minutieux et par des maitres de la science, compilées par les partisans aussi bien que par les adversaires du traitement opératoire, sont là, qui montrent que le traitement sanglant des fractures fermées n'a nullement la prétention de supplanter les procédés classiques, mais que parfois il ne faut pas
hésiter à l'appliquer.