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Juxtaposés de façon idéale, aussi bien sur l'image sagittale que sur l’image transversale, Le trait de fracture est encore légèrement visible. Les fils métalliques sont restés en place sans se casser ni se délier.
La suppuration s'arrête peu à peu, grâce à un large drainage, grâce aussi à des lavages à l’eau oxygénée et à des attouchements de la plaie avec la teinture d'iode ; la cicatrisation de la plaie est parfaite un mois et demi après l'opération. Trois mois après l'opération le plâtre est enlevé. La consolidation est complète. Le malade commence à marcher. Il sort de l'hôpital le 20 septembre.
Détail intéressant : malgré la suppuration du foyer de fracture, il n’y a pas eu élimination des fils ni expulsion d’aucun
séquestre. Les fils restent encore parfaitement tolérés, comme
mous avons pu nous en convaincre récemment par la radio-
graphie (décembre 1902).
En effet le 18 décembre 1902, le sujet est venu nous voir. La jambe anciennement fracturée est en très bon état. La cicatrice est à peine visible et souple : on sent facilement les fils qui sont indolores ; le cal est insensible et il n’y a aucun épaississement au niveau de l’ancien trait de fracture; par comparaison avec le côté sain, il n’y a pas même un millimètre de raccourcissement.
Le malade marche très bien : 1l accuse seulement un peu plus de fatigue le soir du côté fracturé, Il a pu reprendre son travail de cocher-livreur et en remplit entièrement les obli-
gations.
Nous avons retranscrit cette observation parce
qu'elle rentre parfaitement bien dans le cadre de notre
sujet.
(Voir les observations des thèses de MM. DusARIER
et GUIBAL.)
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