REMERCIMENT PUBLIC
I*a lettre suivante a été envoyée à notre bureau par Ma
Bràyef, propriétaire, à M. Williams*, ancien ôcûlhte du feu roi Louis XVIII.
[Extrait dû Furet de Pdrit, (tu 17 SepieHribre 1829,?. ' <» MoftsiÈvBP,
« Je profite dé votre retour à Paris , pour Vous témoigner mes sincères reirrerciiiH'nset rappeler à Votre souvenir qu'une cfë mes patientes vous doit tout son bonheur, car elle est du grand nombre des malheureux aveugles cjue vous avez guéris dans les années 1814, 1 8i 5 et 1816. Devenue aveugle par suite d'une maladie grave . en 1810 , malgré les soinSqui lui lurent prodigués par plusieurs ocu- . listes des plus célèbres de la capitale, qui ont enfin prononcé l'impossibilité où elle était de jamais recouvrer la vue, son père lui fit obtenir, en 1812, un certificat pour entrer à l'hôpital des Quinze-Vingts, comme asile pour la vie. Telle etait sa pénible position en 1814» lorsque vous avez eu la bonté d'tnlreprehdre sa guérison, et dans tin trèscourt laps de temps , vous avez e^i le bonheur de lui recouvrer la vue sans opérations chirurgicales, au grand étonrrement de plusieurs hommes de l'art, les plus distingués pour la guérison de ces sortes de maladies. Mariée depuis cette 'époque, sa vue s'est conservée et dans u,n très-bon état, au point de pouvoir s'occuper de tous les •détail* de sa maison, sans éprouver aucune difficulté.
» Je me plais à vous rendre ce témoignage delà vérité, qui engagera sans douté les personnes affligées de maux d'yeux à profiter de votre trop court séjour en Fiance pour réclamer vos soins à cet égard.
» Votre prompt départ de Paris m'ayant dans le temps obligé d'ajourner mes remereîuîens , je profile de votre retour pour vous prier de les agréer et de nie croire ave,c reconnaissance,
» Votre très-humble, etc ,
Braver , Propriétaire. »
Il nous serait facile de faire encore d'autres citations, puisque nombre de personnes guéries par M. "Williams rsont venues déposer à notre bureau dés certificats et de* lettres ; nous ne parlerons que de celle de M. Goyer fils, adressée à M. Williams, ancien oculiste du feu roi Louis XYIÎI, etc. , et quiconstate qu'une personne myope
At naissance est parfaitement guérie parles remède» employés par cet oculiste, et qu'elle peut distinguer les nu-* méros des maisons à cinquante pas de distance.
(Note de l Éditeur).
» Monsieur le Docteur,
» Mu par un Sentiment de reconnaissance particulier, admirateur d*untalent aussi éminent et si bien connu, et touché delà bienveillance de vos actes, j'éprouve le besoin dé rendre un aveu à des vérités aussi honorables ; veuillez agréer ce témoignage d'une personne à laquelle vous avez rendu et continué de rendre un éminênt bienfait dans le traitement tous les jours efficace exercé sur la personne de son père. Les progrès de vo9soins parles soulagemens sensibles qu'il a éprouvé depuis votre traitement, après avoir été opéré et abandonné comme incurable par lès autres oculistes sans aucun succè9, nous rassurent tellement dans sa pénible situation , qu'ils méritent d'être proclamés partout. Vous ne vous êtes point arrêté à cette cure, qui méritera le titre de miraculeuse. Ma mère , dont la vue a éprouvé quelque atteiute fâcheuse depuis très -longues années, a reçu les plus satisfaisans effets de votre traitement.
» EnGn, Monsieur, un résultat autrement complet est celui exercé sur les yeux de notre bonne, âgée de vingtneuf ans, myope de naissance, et à notre service depuis plus dé'quinze ans. Pouvant distinguer actuellement les numéros des maisons à cinquante pas de distance, chose qu'auparavant elle ne pouvait jamais faire, elle peut aujourd'hui , comme si ses yeux n'eussent jamais été affectés, et sans le secours des lunettes, qu'elle a toujours été forcée de porter, exercer tous ses travaux sans fatigue. C'est bien ici le cas du prodige. Honneur au bienfaiteur de l'humanité !
» Veuillez, Monsieur, agréer, etc.,
GoTER-LlHCUET FUS.»
Extrqit du Journal de Caen et de la Normandie. J* Caen , le 3i Octobre 1829.
Itf. le Docteur Atneline, Professeur d'Jnatomie et de Physiologie à l* école de Médecine de Caen ,
A M. "Williams , oculiste honoraire des Rois. Monsieur, Une personne à laquelle j'ai donné pendant long-tempô
des Soins pour un écoulement piiriforme des deux yeii*$ et àlaquelle j'avais conseillé, ainsi qu'un de mes confrères) comme seul ilioyen de guérison-, l'emploi -du séton dans le canal nazal, ayant répugné à l'emploi de ce moyen , s'est adressée à vous, ii y a quelques jours, d'après le conseil que je lui ai donné. Elle m'a l'ait part ce matin de sa position, et du changement en mieux qu'elle a remarqué depuis qu'elle est confiée à vos soins. J'apprendrai avec encore plus de plaisir sa guérison parfaite.
Omm tutti punctumqui misait utile dutci (i).
Je suis avec considération, Monsieur, votre très-hurriiblè et irès-obéissant serviteur, Ameline,
D. M.> Professeur d'Anat'omië el de Physiologie A l'Ëeole de Médecine dé Caen.
(2) Tout obstacle a disparu dès qu'ort sait mêler l'utile àl'agre'able, NotA. Depuis cette époque, M. Williams a reçu plusieufs lettres deremer ciment de la part de la /er sonne désignée dans la lettre écrite par M. le docteur Ameiine, qui lui ont donné l'heureuse nouvelle que là fistule lacrymale dont ses deux yeux étaient affligées, depuis plusieurs années, est entièrement guérie, sans qu'elle ait été forcée d'avoir recours d aucunes opérations chirurgicales.
Copie d'une lettre adressée d M. JVilliavfis, ocilliste, par l'ancien Directeur de l'Institution royale des jeunes aveugles, Hospice des Quime-.Vingts. Paris, 3 Janvier i8i5.,
« Rien n'est plus juste, Monsieur, que la demande que Vous me faites de déclarer les effets que j'ai vu opérer par l'application de vos remèdes sur les yeux des malades pour lesquels vous m'avez consulté. Je crois donc rendre hommage à la vérité, en vous donnant ce témoignage public , et en déclarant que beaucoup de personnes affectées d'ophtalmies chroniques » de nuage sur la cornée, de taies et d'engorgemens des paupières, ont été guéries ou sensiblement soulagées. Agréez, je vous prie, Monsieur, l'expression, de ma reconnaissance pour les soins gratuits que vous avez bien voulu donner aux indigens que je yous ai adressés.
GviiLié, D. M. P. »
( îg4 )
Journal de Lyon, 9 Juillet iSlO.
Trois ouvrages excellons, publiés par M. "Williams, et un grand nombre de cures merveilleuse» attestées par «les personnes dignes de foi et d'un rang distingué, suffiraient pour éloigner l'idée d'envisager cet oculiste célèbre comme un de ces empiriques qui vivent aux dépens de la crédulité publique, si son désintéressement et sa haute réputation n'étaient* pas déjà connus dans toute l'Europe. Mais , puisqu'il consacre tous les jours plusieurs heures au soulagement des malheureux que la misère prive des seeoUra de l'art, nous croyons servir l'humanité en publiant des faits qui peuvent inspirer une entière confiance dans l*ef- Bcacité de ses remèdes pour les yeux et les oreilles, et que nous extrayons du Moniteur, du Journal Général, du Journal de Paris, de la Gazette de France , du Fidèle ami du Roi, du Mémorial religieux, du Constitutionnel, des Annales politiques, du Journal du Commerce, de la Quotidienne, de la Gazette des Tribunaux, etc., etc.
Copie de la lettre écrite par M, Deschamps de la Magdeleinef Ancien vicaire-général , chanoine de la Métropole de Lyon , A M. TVilliams, oculiste honoraire des Rois.
Lyon , le 2^ Juillet 1816.
Je vous dois, M. le docteur, le9 plus sincères retnercï* mens pour les soins que vous avez bien voulu me prodi^ guer tout le temps de votre séjour à Lyon , et pour le sou^togementtrès-marquéqtiKmesmauxd'yeuxen ont éprouvé. Je m'étendrais à de plus grands détails, si je n'avais à vous remercier très^parliculièrement pour différentes personnes qui m*ont assuré être entièrement guéries, et d'autres trts-soulagées, et qui m'ont prié de vous en témoigner leur reconnaissance.
Ce n'est pas seulement à votre zèle, M. le docteur, que je rends hommage, mais à Vos soins assidus, et surtout au désintéressement avec lequel je vous ai vu traiter les religieuses, les hospices de charité, les couvens et toute3 les personnes indigentes.
\ous quitterez trop tôt notre patrie, M. le docteur)
vfc us exciterez des regrets , et vous emporterez les béne» dictions d'une multitude d'affligés que vous avez guéri* ou soulagés,.
J'ai l'honneur d'être, etc.,
Deschamps di la Magdbiehtc, Ancien vicaire-général, chanoine de la Métropole de Lyou>
Extrait de la Gazette de Lyon..
Copie d'une ODE adressée à M. "Williams, oculiste honoraire de sa Majesté, par un membre de la société, dans la ville de Lyon , appelée Les Amis des Mutes et du Roi, à un banquet donné par cette institution à cet oculiste, le io Juillet 1816; les vers originaux fuient copiés séparé-» ment dans lu Gazette de Lyon , avec une grande quantité decur.es authentiquement. opérées en cette ville, pendant son séjour, que lo rédacteur avait recueillies après son. départ , et qu'on lui envoya à Paris , avec un diplôme, le constituant membre de la société.
Epître lue y le i5 Juillet 1816^ d la réunion des Amis des Muses et du Roi , de Lyon , « laquelle assistait M '» WiL* liants , oculiste honoxmre des Rais.
HÉL.AS ! disais<-jc au dieu du jour ,
De ta bienfaisante lumière,
Une blessure meurtrière
Me privera donc sans retour.!.
Je vais ressembler à l'Amour, Sans avoir comme lui l'heureux talent de p'aire> Et sans que les plaisirs, les Grâces, ni. sa m>ère
Viennent, dans mon triste séjour,
Comme à lui, me faire la cour.
Au moins si l'aimable Folie,
Se chargeait de guider mes pas ,
Peut-être ses joyeux ébats Pourraient me faire encor trouver quelque? appas
Dans le passage de la- vie.
Mais quand. la clarté m'est ravie,.
Le bonheur me fuit pour jamais..
Je n'admirerai plus les traits
De celle qu^ mon cœur adore *
Je ne verrai plus «es attraits , goq sourire enchanteur qu'amour faisait éelore» Qui m'enflammait mieux que ses traits; Je ne reverrai plus l'aurore JEmb.eUiv les vallons de ses fraîches couleurs. Et le riche empire de Flore Jour moi seul n'aura plus de fleurs.
Ainsi s'exhalaient les douleurs Dont je ressentais les atteintes.
Apollon touché de «nés plaintes ï*ar ce discours sécha nies pleurs. :
« Ouvre ton coeur à l'espérance,
Repousse le sombre chagrin ;
Eh ! pourquoi l'affliger d'avance
D'un malheur qui n'est pas certain $
Ouvre ton cœur à l'espérance,
Lyo.n possède la. pvésence
De l'Ësculape d'Albion i ,
Cours invoquer son assistance,
Et sois sûr de ta guérison :
Ce n'est, pas l'unique miracle
Qu'il opérera dans Lyon. »
Voilà, savant Docteur, ce qu'a dit Apollon i
C'est à vou§ d'accomplir l'oracle.
Ç. L.'M. membre de la Société dei amis des Muscs et du Roi.
Ç 'épis d* une lettre adressée an Rédacteur du- Mémorial Bor~ délais, par le J uge-dç-ePuix et V içe-P résidant d ta Cour royale de Uordeauxx
Bordeaux , le a Avril 1816.
Monsieur, pénétré de la plus vive reconnaissance pour tous les soins que M. "Williams, docteur anglais, a bien voulu («onnçr à i**a fille , je vous prie d'annoncer daE>s Votre premier numéro, que, souffrant depuis quinze ans d'une maladie auxyejux, qui désespérait les médecins, elle vient d'éprouver un. grand soulagement, par l'usage de ses remèdes.; il devient d'autantplus important de propager te plutôt possible , une cure si iinpoirtante, que cet ocu-> liste quitte fturdçaux. sous peu de jours, et qu'il soigne re&
indigens avec une affection, toute particulière. Vqu» ser> virez donc l'humanité . Monsieur, en publiant un succès si inattendu.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre, etc.
Cassaicnes, Vice-Présid.
JhM. Williams, oculiste*
Bordeaux , Te 4 M*> i8t6.t Mon cher Docteur,
Comme je crains que vous ne quittiez Pans» où ja viens d'apprendre que vous êtes encore, je m'empresse de vous parler, de ma fille. Ses yeux continuant à se trouver en bon état.; mais vos merveilleux remèdes vont bientôt nous manquer. Je suis convaincu que vous tenez trop a assurer le soulagement commence , pour ne pas nous autoriser à vous prier de vouloir bien nous envoyer la qua.n-*tjté suffisante, dont vous croirez l'usage encore nécessaire.
Pardon, mon cher docteur, si je vous distrais de vos occupations si précieuses à l'humanité. Ma. Camille et moi vous offrons les çomplimens les plus affectueux , et l'expression de la reconnaissance la plus vive. Songe*-vous toujours à- l'eau de fontaine ? nous voudrions être à même d'en boire quelques verres avec vouï.j Je vqus embrasse de toute mon âme.
C a ss AiGtîE s -, Vice -Pre'sident.1 (Extrait du Mémorial Bord* tais).
Noms de quelques pauvres que M. Williams, ocu'.iste honoraire des Rois a traités ù Bordeaux..
La. demoiselle Mariette « âgée, de 13 ans, avait- perdu la vue d'une paralysie du. nerf optique , depuis deux ans; elle commence assez bien a y voir, .sans, opérations chirurgicales. La veuve Gnérin, âgée de 56 ans, avait perdu la vue depuis dix an?., et, voit, à se. conduire sans guides depuis peu de semaines. Le sieur Gautier, âgé de 5? ans, Joni. la vue était, éteinte depuis a5 ans % commence, fort, bien à distinguer les objets. Le sieur Bonbomme , âgé de. 45 ans, avait.la vue courte depuis longues années,. et se* trouve beaucoup. mieux, Le sieur Rôyer , âgé de. 18 ans, Ne voyait plus la. lumière depuis 3 ans , et il s'est aperçai d'un changement en très-peu- de jours, ainsi. qu'une quan-
Çi\é d'autres personnes dç passage en cette viHe, que eei Oculiste étranger a également traitées et guéries.
(EœUalts de l'Oracle de Bruxelles, en Belgique, 2jM[ars 1 83o J.