OBSERVATIONS
Un jeune garçon de douze ans était sujet depuis l'âge de sept ans , à de fréquentes fluxions , par suite de métastase variolique : il ne pouvait plus élever les paupières ; il apercevait seulement quelques rayons par le grand angle de l'œil , en inclinant fortement le coi : le tarse et les cils étaient repliés en dedans et froissaient la cornée.
Plusieurs oculistes, consultés pour cet enfant, avaient extrait les cils et cautérisé les tarses , mais les poils qui revenaient n'en étaient que plus durs , et on avait déjà le projet d'exciser le bord des paupières.
C'est dans cet état que j'ai eu le bonheur de voir ce. malade, auquel j'ai eu la satisfaction de conserver la vue par l'instillation de mes collyres, durant deux mois , entre les paupières et le globe de l'œil.
Une jeune dame d'environ vingt-trois ans avait eu , par suite d'une répercussion laiteuse , une rougeur avec éraillement des paupières , qui rendait sa figure très-difforme ; plusieurs oculistes avaient essayé de l'en guérir , mais sans succès. Elle vint à moi après avoir renoncé à tout espoir de guérison par les moyens chirurgicaux : les tarses étaient durs , eroûteux , et enduits d'une matière jaunâtre qui collait les cils les uns contre les autres.
Un mois de l'usage de mes médicamens appliqués plusieurs fois par jour , a suffi pour guérir complètement cette jeune dame , qui allait infailliblement perdre la vue par l'irritation qui très-prochainement se serait propagée ao. globe de l'œil.
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