III. Possession du contenu et du produit de la ten^e
La propriété d'une teiTe renferme tout ce que cette terre contient et tout ce qu'elle peut produire. Sa valeur peut-eUe être autre chose que son contenu et son produit ? Par le contenu, on entend tout ce qui est au-dessous de sa siu'face, comme les mines et les carrières : par le produit, tout ce qui appartient au règne végétal. Toutes les raisons jDossibles se réunissent pour doimer Cette étendue au di-oit de propriété sur la terre : la sûreté, la subsistance, l'augmentation de la richesse générale, le bien de la paix.
IV. Possession de ce que la terre nourrit et de ce qiCelle reçoit.
Si ma terre a nourri des animaux, c'est à moi qu'ils ont dû leui' naissance et leur nourriture : leui- existence aui-ait été poiir moi ime perte, si leur possession ne m'assm-ait pas un dédommagement. Si la loi les donnait à un autre que moj, il y aurait jjerte toute pure d"im côté, et gain tout pur de l'autre ; arrangement aussi contraire à l'égalité qu'à la sCueté. Ce serait alors mon intérêt d'en diminuer le nombre et d'en prévenir la multiplication, au détriment de la richesse générale.
Si le hasard a transjjorté sui' ime tci-rc des choses qui n'ont pas encore reçu le sceau de la propriété, ou qui en ont perdu l'empreinte, comme ime baleine jetée par la tempête, des débris égarés de naufrage ou des arbres déracinés, ces choses doivent appartenir au possesseur de la terre. La raison de cette préférence, c'est qu'U est placé pour les mettre à profit sans qu'il y ait de perte pour aucun
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mdi^"idu : c'est qu'on ne poiUTait les lui refuser sans occasionner une peine d'attente trompée, et qu'enfin aucun autre ne pourrait les prendre sans occuper sa terre et sans empiéter sur ses droits. Il a en sa faveiu- toutes les raisons de premier occupant.