Remèdes pénaux ou simplement peines
Remèdes préventifs. J'appeUe aiusi les moyens qui tendent à prévenir le déUt. Ils sont de deux sortes: les moyens directs, qui s'appliquent immédiatement à tel ou tel déKt particulier : les movens indirects, qui consistent en précautions générales contre une espèce entière de délits.
Remèdes suppressifs. Ce sont les moyens qui tendent à faire cesser im délit commencé, un délit existant, mais non consommé, et par conséquent à prévenir le mal du moins en partie.
Remèdes satisfactoires. J'appelle ainsi la réparation ou l'indemnité à donner à l'innocent pour le mal qu'il a souffert par \m délit.
Remèdes péimux ou simplement peines. Quand on a fait cesser le mal, quand on a dédommagé la partie lésée, il reste eneoi-e à prévenir des délits pareils, soit du même délinquant, soit de tout autre.
Il y a deux manières d'opérer poiu- arriver à ce but : Tune de corriger la volonté, l'autre d'ôter le pouvoir de nuii-e. On influe suila volonté par la crainte ; on ôte le pouvoir par quelque acte physique. Ôter au délinquant la volonté de récidiver, c'est le réfonner ; lui en ôter le pouvoh-, c'est l'incapaciter. Un remède qui doit opérer par la crainte s'appelle peine. A-t-elle ou n'a-t-elle pas l'effet d'incapaciter ? C'est ce qui dépend de sa natui-e.
Le but principal des peines c'est de prévenir des délits semblables. L'affaire passée n'est qu'un i)oint ; l'avcuii- est infini. Le