‹ Traités de législation civile et pénale;Chapitre 217 sur 299 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

DIVISION DES PEIÎfES.

Il n'y a poiat de peine qui, prise séparément, réunisse toutes les qualités reqidses. Pour atteindre le but, il est donc nécessaire d'avoir le choix entre plusieui's peines, de les varier, et d'en faire entrer plusieurs dans un même lot. La médecine n'a point de panacée. Il faut qu'elle ait recours à différents moyens, selon la nature des maux et le tempérament des malades : l'ai't du médecin consiste à étudier tous les remèdes, à les combiner, à les approprier aux cii'constances.

Le catalogue des pciaes est le même que celui des délits. Le même mal, fait avec l'autorité de la loi ou en violation de la loi, constituera ime peine ou un délit. La nature du mal est donc la même, mais quelle différence dans l'effet ! Le déHt répand l'alarme, la peine rétablit la sécurité. Le délit est l'ennemi de tous : la peine est la protectrice commune. Le déHt, pour le profit d'im seul, ju-oduit un mal universel ; la peine, par la souffi-ance d'un seul, prodidt im bien général. Suspendez la peiuc, le monde n'est plus qu'un théâtre de brigandage, et la société tombe en dissolution. Rétablissez la peine, les passions se calment, l'orcke renaît, et la faiblesse de chaque intli\-idu obtient la sauve-garde de la force pubUque.

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