I. Détention injunense de propriété, etc
Si la loi souf&'e qu'un homme qui retient injustement la propriété d'un autre fasse un profit par le délai du payement, elle devient compKce de ce tort. Les cas où la loi anglaise est en défaut à cet égard sont innombrables. Dans pliLsieiu's cas, un débiteui- n'a qu'à se refuser au payement jusqu'à sa mort pour se délivrer du piincipal de sa dette ; dans plusieurs autres, il peut, par ses délais, se délivrer de l'intérêt ; toujours, il peut retenir le capital, et faii-e, pour ainsi dire, un empnuit forcé au taux commun de l'intérêt.
Pour tarir cette source d'iniquité, il suffii-ait d'établii- : 1° Qu'en matière de responsabilité civile sur les terres, la mort de Time ou l'autre des parties ne fait aucun changement. 2° Que l'intérêt court depuis que l'obligation a commencé. 3° Que l'obligation commence, non pas à la liquidation du dommage, mais à l'époque du dommage même. 4° Que l'intérêt du montant de cette obligation est au-dessus de l'intérêt légal. — Ces moyens sont bien simples : comment se peutil qu'ils soient encore à proposer? — Ceux qui le demanderont ne savent pas ce que fait l'habitude, l'indolence, l'indifférence au bien public, la bigoterie de la loi, sans compter l'intérêt personnel et l'esprit de coi-ps,