FACILITER LES MOYENS
Ce moyen consistait à combiner deux établissements qui avaient été séparés jusqu'alors, la poste aux lettres et les diligences pour les A^oyageurs. Le succès a été complet : la célérité de la poste a été doublée, et les voyageurs ont été mieux sei'V'is. Ceci vaut la peine d'être analysé.
Les voyageurs qui accompagnent le coui'rier sont devenus autant d'inspecteurs de sa conduite ; il ne peut plus échapper à leur ol>servation : en même temps qu'il est excité par leurs éloges, et par la récompense libre qu'il attend d'eux, il ne peut pas ignorer que, s'il voulait perdre du temps, ces voyageui's auiaient un intérêt naturel à se plaindre, et qu'ils se rendi'aient ses délateurs sans avoir besoin d'être payés et sans porter l'odieux de ce caractère. Voyez que d'avantages dans cette petite combiaaison ! L'évidence dans les moindres fautes ; le mobile de la récompense substitué à celui de la peine ; l'épargne des délations et des procédures ; les occasions de punir devenues très- rares; et les deux services, par leur réunion, rendus plus commodes, plus prompts et plus économiques.
Je consigne cette heureuse idée de !M. Palmer comme une étude de législation. D faut méditer sur ce qu'on a fait avec succès dans un genre, pour apprendre à vaincre les difficultés dans un autre. En cherchant à développer la cause de ce succès, on s'élève à des règles générales.