‹ Traités de législation civile et pénale;Chapitre 270 sur 299 · AUGMENTER POUR LES DELINQUANTS, ETC · texte numérisé non relu

AUGMENTER POUR LES DELINQUANTS, ETC

S'il était possible que cette pratique devînt universelle, ce serait un nouveau ressort pour la morale, une nouvelle force pour les lois, une précaution presque infaillible contre une multitude de délits, surtout contre toute espèce de fraude où l'on a besoin poui* réussir* d'un certain degré de confiance. Qui êtes-vous ? à qvd ai-je affaire ? La réponse à cette question importante ne serait plus susceptible de prévarication.

Ce moyen, par son énergie mémo, deviendiait favorable à la liberté personnelle, en permettant à la procédui'e de se relâcher de sa ingueur. L'emprisonnement, qui n'a pour objet que de s'assurer des individus, deviendrait plus rare quand on les tiendrait ix)ui- ainsi dii-e par une chaîne in\dsible.

Je vois des objections plausibles. Dans le coiu's de la révolution française, combien de personnes n'ont dû leui' salut qu'à un déguisement qu'une empreinte de cette nature aurait rendu impossible ! L'opinion publique, dans son état actuel, oppose un obstacle insupportable à cette institution, mais l'opinion pourrait changer si on y cmploj'ait beaucoup de patience, beaucoup) d'adresse, et si l'on commençait par de grands exemples. Que ce fût l'usage d'imprimer des caractères sur le front des grands, on associerait à ces marques une idée de puissance et d'honneur. Les femmes, dans les îles de la mer du Sud, se soumettent à une opération douloureuse pour tracer sur leiu' peau des figures auxquelles on attache une idée de beauté. L'empreinte se fait avec ime multitude de pointes qui déchirent le tissu, et des poudres colorées qu'on fait pénétrer à force de fi-ictions.

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