‹ Traités de législation civile et pénale; ouvrage extrait des manuscrits de Jérémie BenthamChapitre 12 sur 125 · DU PRINCIPE DE L UTILITE. O · texte numérisé non relu

DU PRINCIPE DE L UTILITE. O

lier l'excliisioi) a certains plaisirs ou pour nier l'existence de certaines peines. Point de subtilité, point de métaphysique; il ne faut consulter ni Platon ni Aristote. Peine et plaisir, c'est ce q^je chacun sent comme tel, le paysan ainsi que le prince, l'ignorant ainsi que le philosophe.

Pour le partisan du principe de Futiliîé, la vertu n'est un bien qu'à cause des plaisirs qui en dérivent : le vice n'est un mal qu'à cause des peines qui en sont la suite. Le bien moral n'est bien que par sa tendance à produire des biens physiques : le mal moral n'est m^/que par sa tendance à produire des maux physiques ; mais quand je dis physiques , j'entends les peines et les plaisirs de l'âme, aussi bien que les peines et les plaisirs des sens. J'ai en vue l'homme tel qu'il est dans sa constitution actuelle.

Si le partisan du principe de Vutilité trouvait , dans le catalogue banal des vertus une action ^rww dont il résultât plus de peines que de plaisirs, il ' tj ne balancerait pas à regarder cette prétendue "^ vertu comme un vice; il ne s'en laisserait point imposer par l'erreur générale ; il ne croirait pas légèrement qu'on soit fondé à employer de fausses vertus pour le maintien des véritables.

S'il trouvait aussi dans le catalogue banal des délits quelque action indifférente , quelque plaisir innocent, il ne balancerait pas à transporter ce

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prétendu délit dans la classe des actes légitimes; il accorderait sa pitié aux prétendus criminels , et il réserverait son indignation pour les prétendus vertueux qui les persécutent.

PRINCIPE DE l'ascétisme.

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