CHAPITRE IV
Père et enfant.
Nous avons déjà dit qu'à certains égards un père était pour son enfant un maître , et à d'autres un tuteur.
En qualité de maître , il aura le droit d'imposer à ses enfans des services, et d'employer leur travail à son propre avantage, jusqu'à l'âge où la loi établit leur indépendance. Ce droit qu'on donne au père est un dédommagement des peines et des dépenses de l'éducation. Il est bon que le père ait un intérêt et un plaisir dans l'éducation de l'enfant. Cet avantage qu'il trouve à l'élever n'est pas moins un bien pour l'un que pour l'autre.
En qualité de tuteur, il a tous les droits et toutes les obligations dont il a été parlé sous ce titre.
Sous le premier rapport, on considère l'avantage du père ; sous le second , on considère celui de l'enfant. Ces deux qualités se concilient facilement entre les mains d'un père, à cause de l'affection naturelle qui le porte bien plus à faire des sacrifices pour eux , qu'à se prévaloir de ses droits jiour sa propre utilité.